La solitude n’est pas toujours visible. Elle ne se manifeste pas forcément par l’isolement ou l’absence des autres. Souvent, elle vit plus profondément, au fond de soi, là où les mots n’ont pas encore trouvé leur place. C’est précisément dans cet espace intérieur que l’écriture thérapeutique peut devenir un chemin précieux : un chemin pour se retrouver soi-même.
La solitude intérieure : un silence qui demande à être entendu
Au fond de soi, la solitude n’est pas un cri. C’est une pièce étroite, tapissée de silences, où la lumière arrive en retard. Elle ne fait pas mal tout de suite : elle s’installe. Elle pose ses mains froides sur la poitrine et attend que le monde passe sans nous voir. Alors on devient paysage intérieur, rive sans pas, chambre où même les souvenirs parlent à voix basse.
Cette solitude intérieure, beaucoup la ressentent sans savoir comment la nommer. On continue de fonctionner, de sourire, de répondre présent, mais quelque chose reste immobile à l’intérieur. L’écriture thérapeutique offre un espace pour accueillir cette solitude sans la juger ni chercher à la faire disparaître.
Pourquoi l’écriture thérapeutique aide face à la solitude?
Dans l’écriture thérapeutique, il ne s’agit pas d’écrire “bien”, ni d’écrire pour être lu. Il s’agit d’écrire vrai. D’écrire ce qui est là, même si c’est confus, répétitif ou maladroit. Lorsque la solitude est déposée sur le papier, elle change de forme : elle devient lisible, respirable, partageable — même si ce partage reste intime.
Écrire permet de :
- transformer la solitude en dialogue intérieur
- mettre des mots sur des émotions inexprimées
- créer un espace sûr pour déposer ce qui pèse
- se reconnecter à soi sans masque
L’écriture thérapeutique ne supprime pas la solitude, mais elle la rend moins écrasante. Elle permet d’écrire pour se retrouver soi-même, là où l’on s’était un peu perdu.
Écrire depuis la solitude, et non contre elle
On cherche souvent à fuir la solitude. À la remplir. À la corriger. L’écriture thérapeutique propose autre chose : rester avec. Rester assez longtemps pour écouter ce qu’elle a à dire.
Il y a cette sensation d’être rempli et pourtant creux, comme un verre d’eau oublié sur une table trop grande. On sourit dehors, on avance, mais dedans quelque chose reste assis, les yeux tournés vers l’intérieur. Écrire, ici, c’est s’asseoir à côté de cette part-là. Sans la forcer. Sans l’analyser.
Dans cette pratique d’écriture thérapeutique, la solitude devient une matière vivante :
une phrase inachevée,
une respiration coupée,
un mot qu’on n’osait pas écrire.
L’écriture thérapeutique comme espace de réparation douce
Contrairement à ce que l’on croit, l’écriture thérapeutique n’est pas une méthode rapide pour “aller mieux”. C’est un processus lent, respectueux, profondément humain. Les mots ne guérissent pas comme une promesse immédiate, mais ils accompagnent. Ils tiennent la main. Ils ouvrent un espace où l’on peut enfin être honnête avec soi-même.
En écrivant régulièrement, la solitude change de rôle. Elle devient parfois un lieu de veille, d’intuition, de création. Elle affine l’écoute intérieure. Elle permet d’écrire pour se retrouver soi-même, morceau par morceau, phrase après phrase.
Comment commencer une écriture thérapeutique quand on se sent seul?
Il n’y a pas de rituel parfait. Juste un point de départ simple.
Par exemple :
Aujourd’hui, au fond de moi, il y a…
Puis laisser venir. Sans corriger. Sans relire immédiatement. Sans chercher du sens. L’important n’est pas le résultat, mais le geste : écrire depuis la solitude, et non malgré elle.
Même cinq minutes d’écriture thérapeutique peuvent suffire à créer un déplacement intérieur. Une respiration. Un espace.
Écriture thérapeutique et solitude : un chemin vers soi
Sur nellydelas.fr, l’écriture thérapeutique est pensée comme un chemin doux, intime, respectueux du rythme de chacun. Un chemin où l’on n’écrit pas pour se conformer, mais pour se rencontrer. Parce que parfois, reconnaître sa solitude sur le papier, c’est déjà ne plus être complètement seul.
Écrire, alors, devient un acte de présence.
Une manière silencieuse mais puissante de dire :
je suis encore là.
Pour aller plus loin, voici le lien vers ma formation en écriture thérapeutique: