Un an pour vivre et se retourner parfois, un peu, pour revoir ce qui nous a brisé. Ce n’est pas pour s’y replonger, pas pour raviver les douleurs, mais pour reconnaître et nommer ce qui a laissé trace, ce qui, dans l’ombre, façonne encore nos gestes, nos choix, nos silences. Il faut se retourner doucement, avec la tendresse d’une main posée sur une cicatrice, avec le regard de celle ou celui qu’on est devenu après. Parce qu’il y a des morceaux qu’on a laissés derrière, trop vite, trop violemment. Et qu’ils nous appellent encore parfois, dans nos peurs, dans nos élans freinés, dans ce qu’on n’ose plus ouvrir. C’est dans cet esprit que Jade a écrit “Un an pour vivre”, son autobiographie romancée retraçant son parcours face au cancer de Hodgkin stade 4, survenu à l’âge de 18 ans, depuis les premiers symptômes jusqu’à la dernière chimiothérapie et l’entrée en rémission. Mais ce livre n’est pas seulement son histoire. Il se veut aussi un outil de partage et de sensibilisation : Jade souhaite que ce projet ait une portée caritative forte. Elle prévoit de reverser 80 % des bénéfices à l’association La princesse Margot, basée à Paris, qui accompagne les enfants et adolescents atteints de cancer ainsi que leurs familles. De son côté, elle ne conservera que la part nécessaire pour couvrir les frais liés à la publication. Le livre sera publié sous un pseudonyme, pour que l’attention reste entièrement sur le témoignage et l’action solidaire, plutôt que sur son identité. Pour financer l’édition, Jade a mis en place une cagnotte Leetchi :https://www.leetchi.com/fr/c/autobiographie-romancee-au-profit-des-enfants-et-ados-atteints-de-cancer-4883591?utm_source=copylink&utm_medium=social_sharing L’objectif est de couvrir correction, mise en page, impression et diffusion. Grâce au soutien de la maison d’édition de Nelly Delas, le coût de publication est réduit à 650 €, mais chaque contribution rendra ce projet encore plus solide et permettra de transformer chaque vente en soutien concret et durable pour les enfants et leurs familles. Répartition des bénéfices Se retourner, un peu, ce n’est pas une faiblesse. C’est une forme de courage, un acte d’amour envers soi. Aller là où ça a cassé, non pour y vivre encore, mais pour y poser de la lumière, comprendre et, peut-être, enfin pardonner. Parce qu’on ne guérit pas par oubli, mais par regard, douceur et présence à son histoire. Et parfois, un simple pas vers hier suffit pour pouvoir marcher librement vers demain. “Un an pour vivre” n’est pas seulement l’histoire de Jade. C’est une main tendue vers ceux qui traversent la maladie, un témoignage pour les proches et un moyen concret de soutenir une cause qui nous concerne tous : l’accompagnement des jeunes face au cancer.
Il faut vivre avant toute chose. Il faut oser être soi-même pour vivre sa vie pleinement. Il faut vivre en ne s’arrêtant jamais. Ne jamais s’arrêter dans son mouvement, dans sa transformation, dans son envol. Il existe un oiseau qui ne se pose jamais parce qu’il n’a pas de pattes. Il est dans le ciel toujours en plein vol et s’il se pose il meurt. Elvis Presley Il faut vivre avant toute chose parce que sinon on meurt. Parce que sinon on s’oublie, parce que sinon on regrette et c’est la fin. Vivre et ne pas avoir de regrets. Quand le regret vous habite, vous égratignez votre âme. Vous créez des creux qui auront tellement besoin d’amour pour se reconstruire. Les regrets sont la souffrance de notre âme. Ils viennent troubler le flot de notre coeur battant. Ils viennent enfouir tout cet espace ouvert à l’amour. Les regrets sont terribles pour soi. Ils mettent l’audace de côté, ils cassent les ailes. Il faut vivre avant toutes choses et personne ne pourra alors vous atteindre véritablement dans le profond de votre coeur, de votre vérité, de vos rêves. Oui il faudra crier parfois et combler toutes ces blessures où on n’a pas eu le choix que de créer des regrets dans sa vie. Être soi Il faut vivre avant toute chose en étant soi-même. Mais cela n’est pas toujours aussi simple quand on vous a tenu tout le temps la main, quand on vous a soufflé des mots d’amour qu’on croyait ceux qui étaient faits pour nous. Il faut être soi et voler sans cesse pour ne pas déposer les valises des regrets. Il faut pleurer quand le vent vous souffle sa force en pleine face. Il faut dire aussi que rien n’est plus beau que de tenter le coup plutôt que de rester là en arrière et ne rien faire. Il faut vivre avec son coeur au plus profond de soi. Il faut regarder la vie pour de vrai. Il faut la regarder avec son coeur et se poser toujours l’ultime question de la vie: quand je serai au seuil d’une autre vie, est-ce que j’aurais été moi? Vraiment moi dans tous mes choix? A lire sur mon blog: Quitter une situation qui nous est chère.