J’ai cherché à rendre la vie plus agréable aux autres. Parce que c’était mieux pour moi. Cela m’a permise de me cacher, cela m’a empêchée d’être dans les conflits. Je me suis camouflée dans les mots des autres, dans les bras de mes relations pour un jour me rendre compte que je n’étais pas moi. Que je n’étais pas authentique. Que j’aurais pu dire ce que je pensais, mais je n’y suis pas arrivée et j’ai continué à me mentir. Et très souvent alors, je me suis tue. J’ai troublé ma vérité et j’ai montré une drôle de femme. Les faux-départs de la vie J’ai tenté maintes et maintes fois de me sauver de ces moments où je me suis sentie tellement à moitié, tellement prisonnière des autres. Les faux-départs de la vie où j’ai cru que j’avançais mais finalement non. Ces esquisses au pinceau qu’on ne termine jamais. Ces frôlements avec son âme qui nous chuchote tant de messages à notre coeur et que nous n’entendons qu’à moitié ou pas du tout. Les faux-départs de la vie sont fatigants. Ils nous font du mal et nous retirent de notre élan de vie. Jusqu’à ne plus savoir comment agir, jusqu’à ne plus supporter d’être avec les autres, à ne plus pouvoir les écouter, à les regarder faire et c’est tout. Et puis se rendre compte qu’on est personne finalement. J’ai cherché à savoir qui j’étais J’ai cherché savoir qui j’étais et puis j’ai trouvé qu’on est très souvent un miroir des autres, que le reflet que vous voyez n’est pas le vôtre. Vous vous trouvez belle, moche, ironique, joueuse, le masque terrible d’une mascarade où votre vrai visage n’est pas encore apparu. Et à ce moment-là quand ça frappe en vous tellement fort en plein coeur, vous décidez de mettre un coup de poing dans le miroir. Vous le cassez. Vous brisez tout, vous changez tout, vous vous choisissez. Il est temps de couper ce cordon qui vous relie au monde, ce cordon de l’existence dépendante aux autres personnes. Vous osez vous regarder entièrement et vous devenez quelqu’un. Vous devenez cette personne plus authentique même si les seules choses qu’on vous dira c’est qu’on ne vous reconnait pas. On ne reconnaît plus cette femme qui se taisait, cette femme effacée qui se faisait belle pour les autres, qui se faisait gentille pour ne pas blesser. Et c’est à ce moment précis où on vieillit, où on quitte l’environnement connu, où on coupe ce cordon ombilical avec les idées des autres, avec leurs images de la vie, avec les pensées qu’ils ont de vous. Vous décidez alors de respirer vraiment tout seul sans autre besoin d’appartenance. Comme un bébé qui quitte sa maman, à qui on coupe le cordon de dépendance vitale. Vous quitterez alors des situations qui vous sont chères. Combien sommes-nous à exister selon les autres, à vivre dans le souffle de l’altérité, à respirer dans l’inspiration et l’expiration de notre environnement sans même connaître son souffle intérieur? Se trouver enfin Ce souffle de solitude où plus rien n’est là, juste nous en face-à-face. Et alors on réapprend à respirer, à se trouver enfin. C’est vrai que les autres, avant la coupure du cordon, nous ont appris tant. Rien n’est inutile, tout est connaissance, tout est épreuve, tout est apprentissage. Et ensuite, il est l’heure de les quitter, il est l’heure de ne plus s’occuper des autres. Il est temps de ne plus rendre leur vie plus agréable. On est prêt et c’est parti. Devenir entière, une parfaite fugueuse de la vie pour enfin exister. Devenir sa propre version bienveillante avec soi-même. Sa version sincère et véritable. Être enfin sincère avec son reflet et accepter tout ce que j’ai été, tout ce que je suis, et tout ce que je serai pour enfin laisser les autres s’occuper de leur vie et rendre la mienne agréable. Se trouver et vivre car chacun porte son coeur dans son monde, car chacun trouve sa guérison. Moi je la trouve dans l’amour qui guérit, dans le lien, dans la puissance de la relation. Je la vibre dans mon écriture, je la dévoile dans ce que je sais faire de mieux. Et je m’ouvre à une nouvelle version de moi-même à chaque fois. Nelly
Je voudrais juste un peu plus d’amour alors j’ai écrit pour te sentir près de moi. Ces soirs où tu es loin, ces jours où je n’arrive pas à voir le soleil. Je voudrais juste un peu plus d’amour. Cette demande incessante de ma vie qui ne cesse de revenir encore et encore. Mais en fait à quel moment sommes-nous justes et authentiques dans notre amour avec soi et avec l’autre? A quel moment pouvons-nous dire je t’aime véritablement? Sans rien attendre de plus. Le néant de l’amour s’écrit Je ne sais pas où se trouverait le rien de l’amour, le néant celui qui se lève et ne se couche jamais, celui qui vient vous frôler comme une brise et qui vous suffit seulement à vivre. C’est comme un vide, un entre-deux que nous ne connaissons pas. Le néant de l’amour s’écrit à la lueur d’une bougie ou avec le son d’une musique. Je voudrais juste un peu plus d’amour pour être pleine de sentiments intenses et ressentir en moi ce flot inépuisable sans limite. Pourquoi? Pour ne pas me perdre. Pour ne pas me sentir seule. Pour ressentir ma vérité et la sienne. Le néant de l’amour ce sont toutes ces fois où j’en ai manqué. Toutes ces fois où des bras ne m’ont pas rassurée, ne m’ont pas câlinée. Je voudrais juste un peu plus d’amour pour enfin me dire que l’amour est une simple énergie ou peut-être une vérité qui ne se compte pas, qui ne se calcule pas, qui ne se juge pas. C’est un néant invisible, impalpable mais qui se ressent tellement au fond de nous. Il est alors essentiel d’écrire sur ce néant de l’amour. L’amour ne se remplit pas, il se vole de mots écrits Combien de fois j’ai cru que l’amour était un seau à remplir, combien de fois j’ai cru qu’il était un va-et-vient avec l’autre. Combien de fois je me suis réveillée un matin en me disant qu’il est temps de grandir un peu. Qu’il est l’heure de ne plus attendre le lendemain encore pour avoir de l’amour dans son coeur. Quand on se dit qu’il est toujours possible d’en avoir plus et que quelqu’un vous l’offrira simplement. L’amour ne se remplit pas, il se vole de mots écrits que vous auriez osé attraper lorsque les yeux des autres ne sont pas sur vous. Je voudrais juste un peu plus d’amour pour ressentir ce trop plein qui me dira que j’en ai bien assez. Je voudrais juste un peu plus d’amour pour arrêter de me mentir en disant aux autres que je les aime alors que je ne m’aime pas autant que je ne le parais. Je voudrais juste un peu plus d’amour pour te prendre dans mes bras et te donner tout ce que je n’ai finalement pas besoin. L’amour au milieu de son âme et de son écrin d’écriture Un peu plus d’amour, un peu moins d’amour. Et puis se dire que l’amour est là au milieu de son âme et de son écrin d’écriture, au coeur de nous-même, au coeur de notre âme. Et on l’écrit dans son journal intime thérapeutique. Qu’il est là depuis toujours. Qu’il est celui qui me fait pleurer, qu’il est celui qui me fait rire, qu’il est celui qui me fait tomber, qu’il est celui qui me fait avancer. Qu’il est celui qui est à moi, qui se crée des nids d’évidence, des creux de l’existence pour se voir enfin. Je voudrais juste un peu plus d’amour pour m’aimer enfin et sentir ce vide qui me poussera vers la liberté de tomber, me relever et me laisser porter enfin sans réfléchir par mon propre amour. L’écrire encore plus profondément comme je le fais chaque jour dans mes ateliers d’écriture. Nelly
Article original écrit pour le site www.lesmotspositifs.com Quand on a mal et qu’on ne dit rien à ceux qu’on aime, on crie à l’intérieur de nous notre chagrin. On garde notre peine sans oser l’exprimer en pensant que personne ne peut nous comprendre ou nous entendre. On se ronge intimement et on finit par entrer dans un schéma psychologique qui s’apparente à l’enfermement émotionnel. Ce fonctionnement psychologique s’appelle la pudeur de nos chagrins. Et il a une explication qui vous aidera sûrement. D’où vient cette pudeur si difficile à vivre ? Comment faire pour que nos chagrins puissent être dans une pudeur ressentie par les gens qu’on aime ? Que celle-ci ne soit plus cette blessure unilatérale qui nous isole et nous renferme à chaque fois ? La pudeur ou l’interdit de soi Le mot « pudeur » vient du latin « pudere » qui signifie avoir honte. La pudeur est donc en lien avec ce sentiment de gêne que nous éprouvons devant autrui. On l’associe à cette honte qui fait référence à plusieurs représentations que nous avons vécues dans notre vie. La pudeur a donc plusieurs facteurs de déclenchement liés au sentiment de honte et qui repose sur cet interdit de soi. Celui qui ne nous autorise pas à montrer, dire ce que nous ressentons devant les autres. La pudeur peut se manifester de différentes façons dans notre environnement, dans nos interactions sociales, dans nos liens d’amour. En effet, on peut classifier différents types de pudeur : La pudeur physique En effet, notre relation au corps peut générer cette pudeur. Ne pas oser se montrer nu devant l’être aimé, ne pas aimer l’odeur de notre corps ou toutes ses expressions plurielles. On n’ose pas dire qu’on a honte de son corps et donc on se tait une nouvelle fois et on se cache dans cette intimité corporelle. Pour aider cette pudeur corporelle, il est nécessaire d’aller dans notre enfance pour découvrir notre lien au toucher, dans notre perception du corps quand nous étions petit. Est-ce que vous étiez dans une famille déjà pudique qui vous interdisait de vous promener tout nu dans la maison ? Est-ce que le contact sensoriel était présent ? La pudeur physique est en étroite corrélation avec cet art du toucher de l’amour. Il est donc important dès le plus jeune âge d’avoir ce contact peau-à-peau et par ce biais d’accueillir la différence, la beauté du corps en lui démontrant de l’amour par les caresses. Si vous êtes avec un partenaire accueillant dans cette pudeur manifeste, ouvrez ensemble vos espaces intimes en vous touchant sensiblement, en vous découvrant réciproquement dans votre corps. Il est donc important de parler de vos gênes corporelles, de vos complexes et de vous aimer dans ces failles que vous seul parfois qualifiez. Le regard des autres, le regard de votre partenaire, le regard que vous portez sur vos enfants sur leur corps ne pourront se détourner de ce jugement que vous attirerez. Votre pudeur est tout à fait normale et elle peut simplement grâce au contact de l’amour prendre une autre dimension. Les corps dénudés font partie de l’expression de notre âme. Ils ont cette magie des retrouvailles avec le cycle de la vie, le sens de notre place matérielle et physique. Accueillons ce corps et partageons-le aussi dans l’intimité avec ceux qu’on aime. La pudeur émotionnelle Éprouver de la gêne à exprimer ses sentiments tels que l’amour, la tristesse, la colère, le chagrin, la peur fait partie de ce mal relationnel entre les êtres d’un point de vue général. Le regard et le jugement des autres dans le monde de l’émotion n’est pas encore une chose acquise même si beaucoup de courants éducatifs et neuroscientifiques attestent que l’expression de l’émotion est essentielle pour le développement de l’être. L’émotion est ce symbole fort de l’écologie humaine qui affirme le bien-être et l’évolution de chacun dans sa construction. Lorsqu’on a mal et qu’on ne dit rien, vous taisez votre âme. Vous avez peur de ce que l’autre va vous renvoyer en exprimant votre profondeur émotionnelle. Nous avons tous des ressentis différents qui une nouvelle fois sont également en lien avec notre vécu, nos étapes de vie et nos relations entretenues avec l’altérité. La pudeur émotionnelle révèle sans aucun doute les blessures qui se sont créées à cause de souffrances amoureuses, de douleurs familiales, de conflits professionnels et personnels qui ont fait de vous un caméléon de l’émotion. Vous avez appris à la cacher et vous avez bien du mal à de nouveau refaire confiance à autrui pour la montrer. Alors sans aucun doute, il faudra renouer avec votre confiance personnelle et surtout votre pleine présence émotionnelle. Tant pis si ça génère des troubles relationnels, tant pis si vous faites du mal. Il faut exprimer son émotion. Dire quand vous êtes blessé, dire quand vous ne comprenez pas. Dans ses relations amoureuses, familiales, professionnelles, prenez cette habitude de dire les choses pour ne pas ruminer et vous faire du mal. Le silence de son émotion entraîne une solitude intérieure et cela peut créer des dégâts intérieurs jusqu’au jour où vous n’en pouvez plus de garder tous ces secrets et que tout explose ! L’émotion a reçu son lot de jugement de valeurs. Aujourd’hui elle est appréciée et reconnue dans le monde professionnel. En effet, les compétences émotionnelles sont une plus-value nécessaire au travail. Et elles sont plus que vitales dans la relation d’amour. Se taire dans son couple de peur de blesser son partenaire, ne pas oser lui témoigner son chagrin ou son ressenti sont des actes manqués d’amour qui créent une distanciation entre les deux personnes et cela peut finir par une séparation. L’émotion relie les êtres qui s’aiment. L’éteindre ou la garder pour soi va générer sur le long terme un sentiment de culpabilité. Vous finirez par ne plus vous autoriser à ressentir de l’émotion dite « négative ». La personne qui vous aime accueillera ces émotions quel qu’elles soient, soyez en certain. Certaines émotions peuvent être extrêmement puissantes et douloureuses et dans ce cas on a peur de déranger. N’ayez pas peur d’être vous-même dans
Article original écrit pour le site www.lesmotspositifs.com Il n’y a rien de plus précieux que votre vie. Tout ce qu’elle peut être au creux d’un oreiller dans les bras de l’amour, dans le souffle de l’air en pleine liberté solitaire, dans le calme endormi aux sons de la nature à l’écoute de nos blessures et de nos secrets. Ne laissez personne trahir qui vous êtes. Ne laissez personne troubler votre intimité. Ne laissez personne vous faire du mal. Ne laissez personne vous détruire. Ne laissez personne vous faire croire que l’amour est un mirage. Ne laissez personne entrer dans votre vie sauf si elle vient avec amour. Les personnes qui rentrent dans notre vie doivent avoir le pas léger et vulnérable comme si elles allaient à la rencontre de l’inconnu. Cette personne qui arrive dans votre vie ne doit pas vous faire tomber, elle ne doit pas mettre des cailloux sur votre chemin pour que vous vous tordiez le pied. Elle doit arriver avec le battement du cœur qu’elle va vous laisser écouter pour vous démontrer qu’elle est touchée par qui vous êtes. Une personne qui rentre dans votre vie est remplie d’amour au fond d’elle. Elle vient caresser votre âme, votre cœur et votre corps. Ne laissez personne entrer dans votre vie si elle ne vient pas avec amour, si elle ne se met pas à vos côtés pour vous soutenir dans vos épreuves. La personne qui entrera dans votre vie sera celle qui a compris que votre antre intime n’est pas celle qui se dévoile au grand jour mais celle qui se cache parfois le soir pour pleurer sur ses incertitudes, sur ses peurs. Ne laissez personne entrer dans votre vie sous prétexte qu’elle vous aidera, sous prétexte qu’elle vous connait, sous prétexte qu’elle peut vous donner de l’amour plus que d’autres. Vous n’êtes pas un mendiant de l’amour. Non les vraies personnes qui entreront dans votre vie avec amour ce sont celles qui viennent et qui ne partent plus, ce sont celles que vous avez parfois attendu depuis tellement de temps et qui restent pour donner de l’identité à l’amour. Ce sont celles qui ont le sens du pardon sur les erreurs passées, celles qui vous aiment avec vos blessures, vos cicatrices, vos choses moins belles que vous avez tellement cachées depuis toutes ces années. Ce sont ces personnes qui viennent le cœur ouvert à votre fragilité et qui ne l’utiliseront pas pour vous affaiblir, pour vous blesser encore plus. Ne laissez entrer personne pour vous punir, pour vous culpabiliser, pour vous empêcher d’avancer. Les personnes qui viennent avec amour touchent votre corde sensible sans la couper pour que vous tombiez du pont. Elles viennent raccorder ce fil en y mettant de l’amour, de l’or, de la résilience, de la tendresse, de la douceur afin que vous soyez un funambule de la vie, en hauteur pour s’élever encore et encore et avancer. Ne laissez finalement entrer personne dans votre vie sans que celle-ci n’aie frappé à votre porte tout doucement, comme un enfant qui n’ose pas la première fois entrer quelque part ou comme un enfant qui joue et qui découvre une nouvelle porte sur laquelle il a envie de donner deux trois coups pour savoir s’il peut entrer. Une porte tellement mystérieuse où toutes les histoires de vie peuvent se réinventer, recommencer ou tout simplement se reconstruire. Laissez uniquement entrer les personnes qui ont le cœur d’un enfant comme vous, qui osent chatouiller les endroits de la nature en soufflant sur les pissenlits. Laissez entrer les personnes qui ont les mêmes prières d’amour, pas les croyances et les jugements mais les prières à la vie, les prières où les sentiments deviennent de jolies constellations que vous regardez ensemble pour que les rêves se réalisent. Et finalement quand vous laissez cette personne entrer dans votre vie parce qu’elle vous aime alors peut-être que vous pourrez dire qu’il est si bon de partager sa vie ses secrets, son âme. Laissez entrer les personnes qui vous aiment vraiment. Aimez-vous mes textes d’amour ? Découvrez sur ma page Facebook de nombreux textes exclusifs que vous ne retrouverez pas ici. Avec amour Nelly
Je te laisse partir maintenant parce qu’il faut que j’avance, que j’apprenne à vivre sans toi. Je laisse partir cette étape de ma vie parce qu’il faut tourner la page et c’est bien. Laisse moi vivre ce que je ressens au plus profond de moi. Je te laisse partir pour de vrai cette fois-ci. Je ne veux plus me retenir toute seule parce que je crois que c’est toi qui me retiens dans cette étape de ma vie alors que je ressens un changement au fond de moi. Je ne veux plus m’empêcher de comprendre qui je suis. Je te laisse partir chère première étape de ma vie, cher premier cycle, chère première vibration de mon coeur , cher amour et je pars vers cette deuxième étape qui me fait comprendre ma nouvelle place. Toi ma vie qui as essayé tant de fois de me faire comprendre qu’il y a de la place pour autre chose aussi. Que la vie n’est pas linéaire mais un éternel regard nouveau. Et que l’amour évolue. A quel moment sentons-nous qu’il est temps de laisser partir? COMMENT SE RECONSTRUIRE APRÈS QUELQUE CHOSE? COMMENT ARRIVER À UNE AUTRE ÉTAPE QUAND ON SENT QUE C’EST LA FIN D’UNE PRÉCÉDENTE? Ce quelque chose d’après qu’on n’identifie finalement pas toujours. Mais on le sent si fort. On sent que c’est le passage et qu’il faut oser y aller. C’est un élan si puissant qu’en y pensant on ne sait pas identifier les raisons. Mais on a alors le coeur rempli d’angoisse. Et si on se trompe, et si on se ment, et si ce n’était pas vrai cette intuition. Mais on finit par trouver quand même ce nouveau virage. Tant de faux départs avant de laisser partir Ce départ qui à maintes reprises a été un faux. Un faux qu’on n’ a pas osé regarder en face. Un départ qui est resté sur le quai. Un départ qui a laissé les autres prendre nos valises et qui nous a laissé les mains vides de tout. Nos mains perdues, nos mains enlacées qui nous ont retenu dans un amour qui n’était plus le nôtre au fond. A NE PLUS SAVOIR À QUI DONNER LA MAIN. Puis attendre le prochain passage. C’est parfois si long d’attendre, de ne pas avoir osé choisir une destination inconnue, de ne pas s’être laissé aller où le coeur le ressentait si fort. L’intuition silencieuse Cette intuition incroyable qu’on tait toujours trop parce qu’on a peur, parce qu’on n’a pas confiance en soi. Alors que c’est un pouvoir de s’entendre dire la vérité de la manière la plus authentique, juste dans ce face-à-face. De s’entendre chuchoter que c’est un instant de départ au haut parleur de la vie. Mais non les valises sont restées et elles ont été prises par quelqu’un d’autre. ALORS ON ATTEND UNE NOUVELLE FOIS ET LA VIE DÉFILE. ET ON APPREND D’AUTRES CHOSES. ON SE LAISSE POUSSER PAR LE VENT ET PUIS ON TOMBE PARFOIS À FORCE DE NE PAS METTRE LES PIEDS EN AVANT. On accumule, on reste et c’est tout ce qu’on sait faire. On reste et on devient étrange. On ne se connait finalement jamais et c’est là à cet instant précis qu’on n’en peut plus, qu’on se sent perdu. On se sent vide. On touche ce qu’on ne savait pas faire, ce qu’on se laissait découvrir peut-être un peu la nuit quand on est seul dans sa tête. Mais le faux départ a ce quelque chose de merveilleux et il ne faut pas se culpabiliser car c’est une étape nécessaire au vrai départ, à celui qui va ouvrir le ciel à nos bras. Le départ C’est à ce moment-là qu’on décide de se relever et d’aller plus haut, de monter cette fois-ci au dessus du train et de porter nos valises. C’est lourd oui c’est lourd et puis on les jette rapidement car c’était trop intense. On se met au-dessus du train avec nos valises. On ne monte plus avec les autres. Il n’y a pas de place. On est tout seul là-haut et on se baisse pour passer sous le tunnel. On se met les mains sur la tête pour tout ce qui va nous tomber peut-être dessus et puis en traversant le tunnel même en se protégeant, on attend le bout. On ferme les yeux en espérant qu’il y a un bout quand même. Les rails, le bruit, sont toujours là et ça roule oui ça continue pour recommencer autre chose. Accepter de se laisser bousculer un peu plus encore dans la vitesse, de ne pas se tenir finalement debout et alors. Et peut-être laisser tomber quelques valises, se délester. Accepter de quitter une situation qui nous est chère. On peut aussi se recroqueviller pour ne pas encore s’étendre et croire que tout est fini. Se mettre en coquille, en foetus en tout ce que vous voudrez pour entendre votre coeur un peu plus près de vous comme quand on est enfant et qu’on est assis dans un coin à pleurer alors que les autres jouent ou se moquent de vous. Dire au revoir Pleurer quoi, pleurer ce qui fut, pleurer ce qui sera et pleurer ce qui peut enfin. On lâche et on se laisse couler dans son flot. A ce moment-là, quand on a pleuré, on respire ensuite et on se redit alors en silence qu’on peut marcher tout seul et trouver. Trouver ce qui est pour nous. PEUT-ÊTRE EST-CE LE NOUVEAU QUI SE DÉVOILE ENFIN DEVANT NOUS, CELUI QUI TAPAIT EN NOUS, QUI NOUS DISAIT IL EST TEMPS. On ose marcher sur le train, et on laisse à nouveau quelques valises. C’est trop lourd. On se met aussi sûrement, à oser quelques pas de jeux, de danse, de petite fille qui tourne, qui rit, quelques élans vers le ciel et puis on saute du train. On tombe ailleurs. Ce renouveau, ce changement qui viennent, qui crient, qui nous brûlent à l’intérieur. On est prêt à un nouvel accouchement. On est prêt
Article original écrit pour le site www.lesmotspositifs.com Il y a des jours où on aimerait continuer notre nuit dans notre lit et ne plus avoir à regarder la réalité en face. Lorsque le cœur est blessé et que nous sentons ce pincement malheureux au fond de nous parce que parfois il y a des jours où on aimerait que cette histoire ne soit pas la nôtre. Où on aimerait ne jamais avoir aimé cette personne qui nous réveille notre part la plus sombre. Et qu’on sait déjà que ça va être long pour s’en remettre. Il y a toutes ces fois où la douleur en amour est tellement insupportable que le cœur devient rancœur. Cette amertume qui nous met l’être entier en rancœur. Te regarder, t’écouter n’est alors plus dans mon champ des possibles. ET que faudrait-il faire alors ? Que dire face à toi qui ne m’as pas écouté, qui n’as fait que me bousculer sans cesse. Que dire face à mon miroir où je n’ai pas su être avec toi, où je n’ai pas su t’avouer ma colère, voire ma haine à certains moments. [ads] Et puis lorsqu’enfin il est temps de regarder, de se regarder. Et d’accepter que ce qui se passe c’était pour moi, pour que j’avance. Et que si je veux apercevoir la lumière dans cette obscurité, il va certainement falloir que je me laisse aller, que je me laisse glisser dans l’eau et que je regarde enfin l’ouverture pour m’y diriger. Ya t’il un pardon possible en amour ? Lorsque le cœur est blessé, pardonner ou fuir ? Le pardon est une étape de vie pour soi et pour l’autre. Comment alors entrer dans ce cheminement pour avancer et apercevoir enfin la libération ? Lorsque le pardon est aussi une pleine conscience pour sa vie de tous les jours avec son partenaire. En quoi le pardon est-il un rendez-vous d’amour ? Le pardon un lâcher-prise collectif De plus en plus de praticiens en psychologie travaillent le pardon avec leurs patients. Beaucoup diront que le pardon serait une histoire de croyance, de foi. Or si on revient à l’essence simple du mot on voit bien toute sa signification :PAR DON ou encore PAR ‘D’ ON. Dans ce mot se dévoile la nature profonde. On y cerne le sens commun avec la partie du mot DON et le ON. Le don de soi vu ici comme un abandon de l’égo. Dans ce sens là, il y a le lâcher-prise tout simplement qui se dévoile. On pardonne en se détachant de son égo, son mental qui parfois nous fait rester dans le flot des bruits de la souffrance. Le pardon dans ses particules détachées : PAR le ON nous fait entrer dans l’accord commun qui est de s’apporter les uns les autres la part de délivrance. Le pardon est un acte libérateur. Lorsque vous tournez en rond dans votre souffrance, qu’il n’y a pas d’autres solutions que de pardonner pour enfin respirer pour vous. Le don aspire à retrouver un silence paisible en soi. Combien sommes-nous à ruminer pendant des jours, des semaines, des mois, voir des années, des situations, des êtres qui nous ont mis le cœur en chagrin, en blessures. Le chagrin qui arrive dans une rupture quelle qu’elle soit : amoureuse, amicale, familiale, professionnelle, sociale est une déchirure intérieure importante. Comment accepter alors de venir au pardon en amour ? Rester dans la vengeance ou pardonner ? Fuir ou pardonner ? Le pardon, un retour au JE de l’amour. Le pardon n’est pas l’oubli. Il faut déjà bien prendre conscience de cela. En effet, décider d’aller vers le pardon ne veut pas dire qu’on va mettre tous les déchirements de côté. Non décider de pardonner en amour c’est se regarder dans l’amour et regarder son partenaire passé. Le pardon c’est un retour à soi. Il est intérieur. Il élimine alors toute part de culpabilités, de jugements, de rancœurs , de souffrances qui nous encombrent le cœur. Il nous invite à revenir à notre JE de l’amour. Le pardon nous montre aussi quelle est notre part de responsabilité et quelle est sa part de responsabilité ? Il nous montre notre histoire dans l’amour. Et parfois si ce n’est pas la question de la responsabilité, c’est tout simplement grâce à ce travail personnel qui peut durer longtemps, qui nous permet de prendre conscience de quelles sont mes limites et celles de mon partenaire présent ou passé ? Oublier, fuir c’est éteindre sa part émotionnelle de vie. Si nous taisons nos émotions par la vengeance, la fuite, nous taisons notre JE d’amour, notre JE de l’amour au sens général. Nous perdons notre place. Nous éteignons notre amour pour soi, pour l’autre et nous risquons de reproduire ce schéma très régulièrement. Pardonner c’est se dire je t’aime et je t’aime au partenaire présent, ou futur en conscience. C’est se dire que je prends conscience du mal que j’ai vécu, je l’accueille, je l’accepte et je garde mon monde émotionnel qui est vital. Très souvent quand on dit je ne lui pardonnerai jamais, on se dit tout simplement à soi qu’on ne se pardonne pas et on utilise la stratégie la plus universelle qu’il soit à a savoir la survie. On survit à tout. On ne vit pas, on survit et on met dans l’ombre toutes les émotions que cette situation nous amène à vivre en pleine conscience. Alors oui, ce n’est pas toujours évident, voir humain, d’accepter de pardonner ce qui pourrait être l’impardonnable. Mais rester dans le rôle de la victime, du martyr c’est se blâmer soi-même au bout d’un certain temps, c’est mourir avec sa vie et son amour. C’est s’oublier soi et l’autre qui est sur notre chemin d’amour en devenir. Quand on souffre et que le monde nous écoute, nous console, panse nos blessures, on reste dans une phase de vie où la guérison et le pardon ne sont pas authentiques. Il faut savoir passer ce flot et regarder la lumière devant soi. Pardonner en amour c’est aussi IMAGINER, RESSENTIR, quand ce n’est pas possible de le faire concrètement pour soi et pour
Article original écrit pour le site www.lesmotspositifs.com Les ruptures laissent parfois des sentiments non résolus dans une famille qui peuvent générer des blessures profondes qui ne nous quitteront jamais. Dans une séparation, les enfants comme les parents doivent apprendre à vivre dans de nouveaux repères physiques et émotionnels. Ces nouveaux environnements relationnels déstabilisent et créent des zones d’inconfort en nous. Cet entre-deux, après la rupture, est compliqué à gérer car ils creusent des trous béants en nous que nous n’arrivons pas toujours à combler. Ces trous dans l’âme font naître alors ces blessures du silence. Celles-ci sont non visibles et laissent paradoxalement des empreintes au fond de soi. On ne les voit pas et pourtant elles font tant de bruit dans le cœur et créent tant de virages manqués dans notre chemin de vie. Ces dernières joueront un rôle dans notre relation aux autres et toucheront en plein cœur l’âme de l’enfant. Quelles sont ces blessures du silence ? Comment faire pour les guérir ? Les blessures, une porte vers notre âme Se séparer d’une personne relève très souvent d’un choix inévitable dans un couple. Cela peut mettre ensuite l’enfant et les deux parents dans une situation insécure, voire extrêmement douloureuse. Une rupture crée toujours des blessures profondes qui se mémorisent dans le corps sans que nous puissions réellement nous en rendre compte immédiatement. Elles naissent en nous telles des petites cellules qui petit à petit vont s’étendre dans tout notre espace intérieur. Elles ne se discernent pas à l’œil nu forcément. Elles sont invisibles et pourtant ces dernières seront présentes en nous et impacteront toute notre personnalité, tout notre amour avec soi et avec l’autre. Elles nous détruiront autant qu’elles nous apprendront à nous construire et à devenir des personnes résilientes. Si ces dernières seront déterminantes pour notre parcours de vie, elles seront pour les enfants des blessures silencieuses qui toucheront leur âme. Ces blessures de l’ombre naissent chez l’enfant comme des incompréhensions, des retours à l’abandon et une sensation de solitude irréversible. Ces blessures du silence viennent de tous ces non-dits accumulés à l’intérieur, toutes ces colères, toutes ces choses qu’ils n’osent tout simplement pas dire. Qu’ils gardent en eux comme des secrets inaccessibles. Ces blessures silencieuses sont celles que les adultes véhiculent dans la séparation et que l’enfant reçoit en plein cœur, absorbe comme une éponge. Dans toute séparation, les parents eux-mêmes ont des blessures du silence. Elles sont celles de la colère et de la rancœur et qui deviennent par ricochet des blessures du silence aussi chez l’enfant. Nous ne pouvons pas les contrôler et elles deviennent des fardeaux difficiles à porter. Ces blessures sont comme des aspirateurs de notre énergie. Elles nous pompent notre dynamisme, notre joie de vivre et finissent par éteindre l’envie d’aimer et de communiquer cet amour. Certains enfants auront tellement leur âme touchée qu’ils resteront dans le mutisme et chercheront à nous montrer leur mal de toute autre façon. Comment peuvent-ils exprimer ces trous béants à l’intérieur d’eux-mêmes, cette blessure à l’amour où le couple d’aimés se séparent ? C’est tout le sens à l’amour qui disparaît d’un seul coup et qui laissent un vide énorme en eux. Cela devient une misère de l’âme blessée, une blessure muette qui se divise en deux énergétiquement, une partie chez chaque parent. Et pour le parent, c’est la même chose. La blessure du silence appelle à l’intelligence relationnelle de l’amour. Apprendre à taire nos colères pour laisser encore un semblant de sentiment réuni autour de l’enfant. Mais cette âme blessée est encore en proie à l’autre pour éviter simplement de tout casser, et détruire l’amour. Ces blessures du silence sont toutes ces choses qu’il ne vaut mieux pas hurler parce que cela n’arrangera rien. Et l’enfant le sent profondément. Tous ces silences entre vous et votre enfant parce qu’il y a des mots qui ne traduiront jamais la douleur apparue à cause de la rupture. Et puis toutes ces choses que nous n’arrivons pas à exprimer nous en tant qu’adultes lorsque nous voyons notre enfant affecté par une séparation. Aucune parole ne peut exprimer tout ce que ressent votre enfant au cœur de ce tournant dans sa vie. Car il y a à la fois toutes ces choses qu’on n’ose pas dire et qu’on garde en soi parce que les sentiments non résolus deviennent des blessures, des douleurs psychologiques qui sont lourdes dans le cœur d’un enfant lorsqu’il vit cette séparation. Il ne s’agit aucunement de culpabiliser sur notre décision de se séparer de quelqu’un que vous n’aimez plus, ou qui vous a fait souffrir ou avec qui vous ne pouvez plus vivre. Il ne s’agit aucunement de prendre une responsabilité de protection à tout prix vis-à-vis de son enfant en disant que vous ne voulez pas qu’il soit au milieu de tout cela. Les blessures du silence peuvent apparaître dans le cadre d’une rupture mais peuvent aussi naître au sein même du foyer familial lorsque les deux adultes ne sont pas capables de communiquer et d’être dans une relation responsable. Il faut apprendre à être honnête, authentique et même si des choix entraînent des bouleversements. Les blessures du silence touchent l’âme des enfants à la fois dans le chaos mais aussi dans le renouveau. Tous les enfants ont des blessures du silence. Il faut apprendre à les détecter. Notre lien d’amour n’est pas que physique, il est aussi grandement spirituel. Nous avons l’un et l’autre dans notre lien un rôle à jouer. Des étapes dans la vie même si le chemin est commun, reste des enseignements individuels tant pour l’enfant que pour l’adulte. Si l’âme de l’enfant est touchée, c’est pour qu’il apprenne à transformer sa douleur en éclat de force. Boris Cyrulnik parle de force intérieure. Transformer la douleur en force motrice. C’est là tout le pouvoir de la résilience et nous en sommes tous capable grâce aux découvertes des neurosciences au travers de la neurogénèse. La rupture entraîne une séparation d’amour avec ces enfants qui n’est pas toujours facile à gérer. Comment guérir ces blessures du silence ?
Les blessures, ces souffrances cachées sont des nervures de la vie comme celles des feuilles. Elles sont notre douleur tout comme notre force.L’épanouissement, la réussite sont souvent le paravent à beaucoup de blessures en nous. Petite, j’aimais enlever la partie verte de la feuille en suivant les nervures de celle-ci. Il ne me restait alors que ce squelette de la feuille composée des nervures, minces filaments. Le vert de la feuille disparu et il reste seulement les nervures. Elles tiennent sans le vert de la feuille ou ce qu’on appelle le limbe. On a alors la nervure principale et les nervures secondaires. Combien de fois ai-je observé ce corps de la feuille sans limbe et combien de fois me suis-je demandé comment tout tenait si finement, telle une dentelle fragile. Ces veinures apparentes forment ce qu’on appelle les blessures de la feuille. Mais il faut savoir que malgré ces blessures, toute la feuille est irriguée. L’eau circule dans tous ces réseaux et assure la constante croissance de la feuille. Par cet exemple de cette architecture végétale, je souhaite faire le parallèle avec nous-mêmes, et nos blessures. Nous avons tous une nervure principale et des nervures secondaires, ces blessures qui nous tiennent. Il est prouvé également que malgré une perforation dans la feuille qui couperait une nervure, l’eau continue à circuler. Une perforation qui pourra être celle de la maladie, d’une séparation, d’une mort. C’est donc une comparaison passionnante au regard de notre vie et des blessures qui peuvent être ces nervures constantes et pouvant être bouleversées par des chocs, des traumatismes forts survenant dans notre vie. Les nervures symbolisent nos chemins, nos rencontres, nos liens, nos relations, toutes ces coïncidences non hasardeuses qui constituent notre arborescence de vie. L’eau qui nous nourrit et nous laisse vivant tout en continuant notre croissance. L’eau représente notre pouvoir personnel. Le pouvoir personnel agit toujours pour nous tenir. Il s’agit par conséquent de prendre conscience de notre pouvoir et de tous les possibles pour le maintenir et l’accroître. Les nervures de la vie constituent notre généalogie de l’être. Nous ne pouvons y échapper. Certains diront que rien n’est écrit et d’autres affirmeront que le destin est une histoire de volonté qui nous appartient. Les nervures de la vie, ces blessures sont notre arbre. Elles constituent ce squelette non apparent et qui reste caché dans notre corps. C’est toute cette écologie personnelle et profondément intime qui nous relie avec le monde extérieur. C’est comme une empreinte ADN, comme une empreinte de votre main. C’est l’empreinte de votre vie. Les nervures sont rigides et représentent le symbole de notre arborescence centrale qui est reliée à nos blessures. Cette arborescence est une réussite dans notre incarnation. Nous nous développons autour de ces nervures principales et secondaires. Rien ne pourra les déchirer, les ramollir. Elles vont continuer leur croissance coûte que coûte même si ces ramifications vous semblent tellement fragiles par moment ou tellement lourdes à porter en soi. Nos blessures sont notre essence. Elles sont ces nervures essentielles à notre existence. Retirer avec douceur ce qui les encombre, agir pour mieux respirer. La résilience a ce pouvoir de la transformation et de la résistance. Faire de cet effeuillage progressif de nos blessures une facilité à grandir et à mieux s’aimer aussi. Notre squelette fait de nervures nous tient quoiqu’il en soit et il est prêt sans cesse à se régénérer dès que des mains agissent pour enlever la lourdeur, l’étouffement à notre propre développement. Soyons feuille, soyons nervures et regardons la nature comme un enseignement sur notre résilience et sur notre réussite à la vie. L’épanouissement, la réalisation de soi est le fruit de blessures que nous avons réussies à aimer et à transformer. C’est le bénéfice d’un travail, d’un développement sans cesse de ces nervures accueillies en soi pour mieux apprendre et mieux être tout simplement. Nelly
Il arrive un moment où ce qui nous semblait être le fondement même de notre vie doit être détruit. Il arrive alors que dans cet instant, au milieu de ces ruines, remontent toutes vos peurs, vos angoisses, vos blessures. IL ARRIVE ALORS QUE VOUS N’EN VOULIEZ PAS, QUE VOUS REJETIEZ TOUT ÇA, OUI TOUT ÇA, TOUS CES RESTES, TOUT CE QUI FUT. Il arrive que devant ce tas de pierres, vos petites âmes endormies et ensevelies sous vos gravats de ce grand édifice que vous aviez érigé, deviennent des miroirs inquiétants de vous-même. Et c’est ainsi que toute la vie prend un sens sacré, non pas celui des croyances mais bien celui de la profondeur même de son être. Nous sommes faits de ruines et de pierres à casser et à remettre en poussière pour mieux s’envoler en liberté. Cette profondeur pourtant nous fait pâlir, cette profondeur nous donne la nausée, le vertige, nous met du brouillard dans les yeux. On veut la cacher, on veut combler ce trou béant de l’âme. Pourquoi ? Pour se sentir mieux, pour être en sécurité. Cette profondeur si obscure que nous avons tellement tentée de cacher, se présente là devant nous en cet instant du rien, du presque rien anéanti. Ce rien de l’enfance, celle de nos blessures, celle de nos peurs enfouies. Celle qui nous a empêché de faire l’amour. Ces vestiges du rien en apparence vous appelleront à creuser, à aller au cœur de votre abysse encore plus profondément. Cela vous semblera incroyable de tant creuser et vous arriverez malgré tout à vous faufiler au milieu des roches cassées. Vous vous rendrez compte que cette profondeur est incroyable et si rare. Puis, viendra cet instant de grâce, cet axe sacré entre vous, la vie et l’amour, entre vous et vos vestiges et se présentera alors devant vous votre trésor. Un trésor si rare. Celui de l’amour. Un trésor proche de votre mise au monde, un trésor en lien au premier cri. Puis, toujours se rappeler que dans nos vestiges se terre ce cri, notre cri et qu’il ne faut pas oublier. Ce trésor de l’amour, c’est le nôtre. Ce trésor qui nous apprend à faire l’amour à soi et à l’autre. IL VIENT VOUS TOUCHER LA PEAU, LE CORPS, LE CŒUR ET L’ÂME. IL VOUS TROUBLE, VOUS FAIT TREMBLER AU CONTACT DE SON SOUFFLE. Vous découvrirez sans aucun doute que c’est au trésor qu’il faut faire l’amour. C’est à l’intérieur de votre trésor que naît votre sexualité de l’âme, celle qui vous unit à quelqu’un. CELLE QUI VIENT TOUCHER LA MORT ET LA NAISSANCE. CELLE QUI VIENT FRÔLER VOTRE SENSIBILITÉ COMME UNE CARESSE LENTE ET DÉLICIEUSE. CE TRÉSOR DU SILENCE DE L’AMOUR. CETTE SEXUALITÉ SENSIBLE QUI VOUS PARLE ENFIN. Quand faire l’amour devient un espace entre toi et moi que nous créons dans un dialogue de ruines et de poussière, dans un dialogue profond, dans une caresse qui me laisse partir peut-être loin de tout. IL FAUT ALORS DÉTRUIRE, OUI CASSER, POUR TROUVER SON TRÉSOR. Abattre puis creuser au fond de soi, au fond des autres et atteindre la relation d’amour avec moi, avec toi. TOUCHER LE SENS DE L’AMOUR ET APPRENDRE À FAIRE L’AMOUR ENFIN.
Article original écrit pour le site www.lesmotspositifs.com Un deuil, une séparation physique de quelques semaines sont des absences douloureuses qui vont creuser votre ventre émotionnel et vous feront ouvrir les yeux sur la vie, sur le sens de l’amour. L’absence d’un être cher nous fait mesurer l’importance de sa présence. C’est souvent dans les moments de séparation qu’on se rend compte de tout l’amour que l’on porte à la personne qui nous quitte. Nous avons tous dit après le départ d’un être aimé qu’on aime, combien c’était bien d’être ensemble, combien cette relation est essentielle dans sa vie, combien nous avons envie de la retrouver. Derrière l’absence, il y a une réelle prise de conscience sur la place de la personne dans votre vie. Cette prise de conscience n’est pas toujours facile à gérer et à accueillir en soi car lorsqu’elle part c’est le vide et la solitude. On ne s’habitue pas à être séparé d’une personne qu’on aime. Cependant, on essaie et on finit quand même par trouver un sens à cette absence. Que se passe-t’il donc en nous pour que nous peinions à dépasser cet obstacle ? Comment arrivons-nous malgré tout à faire de cette absence une présence dans son cœur et à continuer malgré tout à vivre? Le paradoxe émotionnel Nous avons tous éprouvé l’absence de quelqu’un. Nous avons tous ressenti une profonde tristesse et montré une réaction à cette situation qui différera d’une personne à l’autre. Alors que ces départs soient ceux d’une séparation éphémère de quelques jours, semaines ou mois, ou que cette séparation soit durable à cause d’un décès, le premier état de notre cœur est la souffrance. Ce chagrin d’amour nous bouleverse et nous aurons parfois bien du mal à surmonter cette absence. Quand un être cher vous quitte, quelque chose en vous devient aride et provoque une spirale de doutes et de peurs. Vous perdez confiance en vous. Vous vous sentez seul. Lorsqu’un être d’amour n’est plus là à vos côtés, la première chose qui se passera en vous ce sera la quête aux souvenirs partagés. Vous cherchez dans tout votre quotidien, vos habitudes, vous cherchez à vous reconnecter avec la personne. On prend alors conscience que la présence de l’être cher est importante. Vous êtes en train de vivre un paradoxe émotionnel. A la fois, vous n’acceptez pas cette situation, vous en voulez à tous les paramètres extérieurs qui ont poussé à votre séparation et à la fois vous raisonnez et vous finissez par trouver vos propres ressources qui vous aideront dans cette épreuve. Cela fait partie du pouvoir de chaque personne que nous soyons adulte comme enfant. La douleur éprouvée en vous vient rencontrer une forme de sagesse qui vous aidera à surmonter cette épreuve. Vous chercherez quoiqu’il en coûte à réduire votre douleur sans pour autant oublier la personne aimée. C’est une stratégie de survie qui a une explication purement scientifique. Comment s’explique ce paradoxe émotionnel ? Dans un premier temps, vous serez dans le refus de cette absence. Vous pleurerez beaucoup, vous vous renfermerez. Votre chagrin d’amour vous brisera le cœur. Ce paradoxe émotionnel bouleverse votre esprit et votre cœur. Le cœur refuse la souffrance liée à l’absence et l’esprit trouve les moyens de survivre à cette situation en acceptant ce qu’il se passe. L’absence d’un être cher peut donc nous faire agir paradoxalement. Entre colère et refus, et acceptation et amour pour l’autre. L’équilibre dans ce paradoxe émotionnel se réalise grâce à notre cerveau. En effet, celui-ci cherche constamment à équilibrer nos émotions. En d’autres termes, lorsque vous vous retrouvez à vivre une absence, le premier réflexe sera tout d’abord la douleur, la souffrance, les pleurs. Nous perdons notre stabilité émotive face au monde. Cette phase est pourtant essentielle pour prendre conscience de la présence de l’autre dans son environnement d’amour. Une fois que ces émotions intenses se sont exprimées, notre cerveau rentre en action pour réaliser une stimulation émotionnelle correctrice. Cette action cérébrale relève de la théorie de l’antagonisme motivationnel développée par Solomon et Corbit en 1974. D’un point de vue plus général, l’être humain est confronté à cette alternative constamment. Nous pouvons passer de la joie d’être avec son amour puis celle-ci va vite décliner pour nous faire ressentir une extrême solitude. Le paradoxe émotionnel est donc un incontournable dans toutes séparations d’amour, dans toute absence. Celle-ci bouscule tout notre état émotionnel et notre cerveau va réagir en conséquence pour que nous retrouvions un état d’équilibre nous permettant d’accepter cette situation. Cependant, même si cette explication scientifique est valable pour chacun d’entre nous, nous restons différents face à la gestion de cette absence. Chaque absence relève de notre histoire et de notre lien avec la personne. Les raisons de l’absence rendront la prise de conscience de l’importance de la présence plus ou moins compliquée. Vivre l’absence d’un être aimé est complexe, paradoxal. Accepter quelque chose que nous ne voulons pas au fond de nous. Comment s’en sortir alors et faire en sorte que cette absence reste un état d’amour ? Cette complexité à comprendre et à dépasser est due à notre personnalité et plus précisément à notre résilience personnelle et réciproque quand il s’agit d’une séparation entre deux personnes. Alors, comment s’en sortir alors et faire en sorte que cette absence reste un état d’amour ? Le courage L’absence crée un état de souffrance intérieure que certains vivront avec beaucoup de douleur. Il faut donc beaucoup de courage tout d’abord pour surmonter cette épreuve de vie. Le courage renvoie au cœur. Les personnes courageuses sont des personnes de cœur, connectées à leur sensibilité, leur amour pour eux-mêmes et pour l’autre. Cette force est associée à une tendresse incontournable pour vivre ce moment de vie. Les personnes tendres sont plus résilientes face aux épreuves, aux traumatismes de la vie. La résilience Vivre l’absence d’un être aimé nécessite une résilience personnelle pour ne pas faire de ce manque une souffrance chronique qui s’apparenterait à de la dépendance affective ou à de la solitude intérieure qui nous coupe de toute relation. L’absence liée à une séparation éphémère ne
Le développement personnel peut commencer par la connaissance de la pyramide de la transformation personnelle. A quel moment dans notre vie prenons-nous conscience que nous devons changer quelque chose? La maladie, la perte d’un être cher, la solitude, le renfermement, un accident, une dispute et tant d’autres situations qui nous appellent dans notre blessure silencieuse à modifier quelque chose dans notre chemin, quelque chose à changer, transformer, transmuter pour aller mieux. Il y a beaucoup d’explications à ces noeuds de la vie qui nous bloquent une situation et qui nous laissent dans une épreuve. Ce sont tous ces cailloux qui nous font chuter et retomber encore. Pourtant, il y a un processus qui peut nous aider à nous transformer. Car en soi rien n’est facile dans l’apprentissage de soi, dans le développement personnel car tout est mouvement. Et il est toujours utile tout simplement de lire et de voir comment la transformation personnelle peut s’opérer et résonner en nous jusqu’à ce que cela change et nous donne accès à une réelle estime de soi. La pyramide de la transformation personnelle est un mouvement d’amour pour soi, sachez-le. Nos peurs, nos blocages émotionnels, nos emprises anciennes, nos héritages familiaux sont autant d’indicateurs repoussant notre évolution personnelle et unique. LA PYRAMIDE DE LA TRANSFORMATION PERSONNELLE EST UN ACCOMPAGNEMENT POSITIF SUR VOTRE PROCESSUS D’APPRENTISSAGE DANS LA VIE. La vie est une longue initiation. Elle est complète et à sa juste place de cycle de la vie quand vous ressentez ce mouvement et que vous ne l’empêchez pas de se réaliser. Alors il est certain que nous ne sommes pas tous égaux face à ce mouvement car nous sommes empreints de notre vécu, de nos relations, de notre environnement et parfois cela constitue de réels empêchements à la transformation personnelle qui reste cependant essentielle. La pyramide de la transformation personnelle est un mouvement d’amour pour soi et une fois que vous l’avez intégré et conscientisé dans la matière, dans votre matrice alors le chemin va être riche et merveilleux pour son âme. Dans la pyramide transformationnelle, il y a 5 paliers: 1.La base de la pyramide transformationelle: Prise de conscience, quelque chose doit changer. Ce premier palier, vous le ressentez tous à différents moments de votre vie. Il est la première étape. Pour comprendre ce qu’il se passe en vous, il n’y a rien de mieux que d’écrire ce qui doit changer en vous ou dans votre vie selon votre ressenti, point de vue. Il peut y avoir plusieurs choses. Cependant, pour entrer dans le processus de transformation, Il est nécessaire d’en garder une et de continuer ainsi le mouvement du processus avec cette chose que vous aurez identifiée. Il ne sert à rien de tout entreprendre. Commencez petit. Cela peut être très matériel, quelque chose dans votre environnement que vous n’aimez pas. Cela peut être une personne dans votre entourage qui est toxique pour vous. 2. Le deuxième palier: Responsabilité, c’est moi qui crée ma réalité. Lorsque vous prenez conscience qu’il y a quelque chose à modifier, ne remettez pas la cause sur quelqu’un ou sur une quelconque situation. Si vous en êtes là, prenez conscience que c’est vous qui avez créé cette réalité. Vous avez en quelque sorte attiré cette situation. Il ne s’agit pas de se rendre coupable, de se dévaloriser mais juste d’accepter que la transformation personnelle se passe obligatoirement en acceptant que c’est vous le responsable de votre vie et pas les autres. 3. Le troisième palier: Le pardon, je me pardonne et je me concentre sur mes forces. Le pardon à soi-même est une réconciliation authentique avec soi. Il va nettoyer tout ce qui vous submerge émotionnellement. Il est la phase d’acceptation essentielle pour envisager le quatrième palier. Pour réaliser votre pardon, isolez-vous, écrivez tous les pardons dont votre coeur a besoin sur un carnet d’écriture par exemple. 4: Le quatrième palier: Paix, je me sens bien. Cette plénitude va vous rendre complet et aligné pour la transformation personnelle. Il faut être en paix avec soi pour être dans le mouvement de l’amour. Pour ressentir cette paix intérieure, offrez-vous un temps de retraite en nature, un recul en méditant ou bien tout simplement en faisant quelque chose qui vous fait du bien ( lecture, écriture, sport…) 5. Le cinquième palier: Joie, je vis Une fois que vous avez atteint les quatre premiers paliers, vous ressentirez un bonheur unique. En effet, ces quatre étapes sont primordiales pour atteindre cette joie intérieure et cette joie de vivre. QUELLE SATISFACTION DE SE DIRE QUE NOUS AVONS RÉALISÉ TELLE CHOSE EN ÉTANT ENTIÈREMENT DANS NOTRE RESPONSABILITÉ. Vous l’aurez compris la pyramide transformationnelle est un engagement personnel et vous n’obtiendrez des résultats qu’en acceptant que chaque étape est une métamorphose profondément intime. Mais cette dernière ne se fait qu’avec beaucoup d’amour. Vous apprenez dans ce mouvement d’amour à davantage vous aimer, à vous estimer honnêtement et pleinement. Vous n’avez pas besoin du regard des autres pour faire vos choix. En revanche, il est évident que la pyramide de la transformation personnelle a un impact sur nos relations aux autres. Lorsqu’on entame un processus de transformation personnelle avec engagement, il y a le facteur risque à prendre en considération. Cela va enclencher d’autres mouvements par ricochets. Mais osez prendre ce risque sans peur. Tout est à gagner, je vous assure. Ayez confiance en la vie et en votre pouvoir. “Saute, le fil apparaîtra” La pyramide de la transformation personnelle est un mouvement d’amour pour soi mais elle peut aussi être vécue et engagée par deux personnes en même temps. C’est un bon moyen pour un couple par exemple de changer ensemble ce qui vous gêne, vous rend triste et empêche votre amour de se développer. Cela est valable dans toutes les relations d’amour bien évidemment. Je vous souhaite donc une belle transformation personnelle. Et si vous voulez aller plus loin dans le développement de l’amour de soi et dans vos relations, mon livre Les 7 rêves de l’amour, un voyage en pleine confiance du coeur propose également tout
C’est vrai qu’il faut beaucoup de courage pour sortir de certaines situations où on vous a jugée, trahie voire salie. Nous traînons très souvent toutes ces fêlures à l’intérieur de nous. Il n’y a rien de pire que le jugement qui vous éloigne des autres. CHAQUE FEMME FAIT COMME ELLE PEUT. ET J’AI PU CONSTATER COMBIEN CERTAINES FEMMES BLESSÉES ONT RÉUSSI À SE RECONSTRUIRE. Vous pouvez lui dire tout ce que vous voulez, la mettre en garde, la menacer, plus rien ne l’atteindra lorsqu’elle aura été blessée profondément. Cette blessure profonde qui ouvre des cicatrices humaines dont parfois on ne s’en remet pas vraiment. ON N’OUBLIE JAMAIS CE QUE LES AUTRES NOUS ONT FAIT, COMBIEN ILS NOUS ONT FAIT SOUFFRIR MAIS L’AMOUR EST UN CŒUR QU’IL FAUT SAVOIR PANSER, GUÉRIR MÊME LORSQUE RIEN NE S’OUBLIE MAIS QUE TOUT PEUT SE PARDONNER MALGRÉ TOUT. Une femme blessée vous sourira, ça lui arrivera. Parfois elle ne dira rien et parfois elle criera. Lorsque l’âme est blessée, la femme est tout. Elle traverse les chemins, monte les montagnes et redescend avec le vertige à côté. Une femme blessée c’est comme un homme blessé, ça finit par laisser les gens dire, ça finit par laisser la médisance glisser. Plus rien ne l’atteint quand on l’a touché dans son âme, quand on a fait n’importe quoi avec l’amour qu’elle pouvait apporter aux uns et aux autres. Une femme blessée n’a pas de règles pour vivre. Elle suit son instinct, elle suit son courage battant à tous les vents. Rien n’est plus fort qu’une femme blessée qui réussit à se reconstruire. Elle a atteint le sens de sa vie, l’intensité de sa connexion au monde. A quoi sert-il de s’arrêter davantage devant les bourreaux et les juges à la vie ! Une femme blessée n’a plus de tribunal devant elle. Elle a appris à dire juste la vérité et tant pis si elle n’est pas belle à entendre et tant pis si elle vient détruire aussi ce qui doit changer. UNE FEMME BLESSÉE, LA MORT DANS L’ÂME, ARRIVE À BOIRE DE NOUVEAU LE FLOT DE LA VIE. C’EST LA MORT AU CREUX DU VENTRE QU’ELLE S’ÉLOIGNERA PARFOIS DES GENS QU’ELLE AIME CAR ELLE NE PEUT PLUS SE SENTIR COUPABLE. Coupable de quoi ? De toi, de vous ? de vos craintes, de vos peurs, de mes responsabilités ? Une femme blessée apprend, s’enseigne et initie autre chose que la soumission et la répétition. Rien n’est plus fort qu’une femme blessée qui arrive à se reconstruire devant les autres. Rien n’est plus fort qu’une femme blessée qui arrive à se reconstruire en vous montrant ses blessures et ensuite ses cicatrices. Nous sommes chacune l’une de ses femmes qui un jour ou plus prenons des décisions la peur au ventre, le cœur brisé, l’attente au lointain. Nous sommes nombreuses à sauter dans le vide et se rendre compte que cela a un goût de liberté même s’il faut à nouveau apprendre toute l’étrangère que nous sommes. Une femme blessée pleure aussi, rit tellement, embrasse, caresse, voyage, lit, écrit, regarde les autres, admire le ruisseau et sent la fleur coupée tout en soufflant sur le pissenlit. Rien n’est plus fort qu’une femme blessée qui retrouve l’amour, qui respire enfin le parfum de sa vie. Celui qu’elle a peiné à trouver, à concocter aussi telle une sorcière de l’amour, une ombre de la nuit et du jour. Une femme blessée qui arrive à redémarrer, qui arrive à sauter l’obstacle, peut aussi tomber, mais elle se relève et finalement y arrive très bien aussi. Elle se présente en se montrant de dos comme de face et puis elle vous dit que ce n’est pas si difficile de dire aux autres : « je suis authentique avec mes blessures, mes forces, mes inquiétudes, mes élans, ma haine, mon amour pour tous ceux qui m’entourent, pour tous ceux qui vivent près de moi. Rien n’est plus fort qu’une femme blessée qui arrive à se reconstruire car en la voyant vous n’avez qu’une envie la prendre dans vos bras et lui dire : « TU VOIS C’EST SIMPLE DE SE DIRE JE T’AIME MÊME QUAND ON EST SEULE. » Une femme blessée c’est la solitude face aux autres et c’est la solitude à deux aussi. CAR QUI PEUT AIMER UNE FEMME BLESSÉE ? Certainement celui ou celle qui aura vu, compris que la vie n’est pas un château construit en image mais bel et bien un édifice où chaque roche, chaque ciment a son importance. Chaque blessure, chaque amour est un fondement. Chaque étape, chaque ragot, chaque mot, chaque acte, chaque don, chaque pardon est une ode à la vie et chaque homme, chaque femme blessée peut prendre un bol d’air et continuer malgré tout. Oui malgré tout.
Pétrichor, ce mot que je lis depuis quelques semaines dans une répétition qui me fait prendre conscience qu’il y a certainement une histoire derrière ces lettres et cette sonorité. Il y a dans ce mot une rencontre d’amour qui vous laisse étranger car vous ne l’avez jamais rencontré. Pourtant, vous connaissez ce mot et vous l’avez même éprouvé, vécu, ressenti tout au fond de vous-même. Petrichor est une odeur de la vie. C’est un parfum mêlé de terre et de pluie. Il est la fusion merveilleuse d’une rencontre d’amour hors du commun. Celle des larmes d’un ciel et d’un sol empreint des pas de l’homme, nourri par la nature. C’est cette odeur qui vient à vous lorsque la pluie a battu le sol terrestre et que tout s’arrête et que vous marchez les sens en éveil. Ce parfum vient vous réveiller votre âme sensible, il vient brûler votre coeur qui bat au son de cette odeur mystérieuse. Pétrichor est ce nom de l’odeur de la terre après la pluie et qui a ce battement de coeur scindé en deux. PÉTRICHOR EST LA NAISSANCE ENTRE LA PIERRE QUI VIENT DU GREC PETRA ET ICHOR LE SANG DES DIEUX. Ce mot dévoile une histoire d’amour. Une rencontre heureuse qui nous rend fébrile et touche les prémices d’une sensibilité intime entre le ciel et la terre, entre les larmes et le coeur. Je ne saurai dire combien ce mot d’amour peut renvoyer à toute notre puissance d’amour, celle qui sommeille et qui au contact de la vie, de l’ouverture des cieux et de la terre laisse entrevoir tous les chemins de vie, tous nos souvenirs et toutes nos émotions. Ces chemins intimes guidés par cette odeur au parfum sensuel qui promet les escapades et les découvertes en amour. Pétrichor ce mot aux accents sensoriels, une rencontre d’amour qui rentre en nous comme un souvenir qui ne s’oublie pas, comme cette histoire d’amour que vous aurez enfouie en vous et pour laquelle vous respirez parfois quelques larmes de l’oubli. Pour laquelle tout semble possible encore, pour laquelle votre coeur bat encore. Cette histoire d’amour qui ne se termine jamais, cette histoire qui vous ramène à vous, votre monde émotionnel. Ce mot que j’écris, ce mot que je dis, ce mot que je respire ou encore que je caresse en fermant les yeux. PETRICHOR EST TOUT UN PHÉNOMÈNE. LORSQUE LA PLUIE TOMBE, ELLE SE MÉLANGE AU SOL ET FORME DES PETITES BULLES D’AIR QUI ÉCLATENT ET LIBÈRENT DE CE FAIT DES PETITES PARTICULES ODORANTES DANS L’AIR. Mais alors pourquoi est-ce si agréable de rencontrer pétrichor? La pluie nous attire, elle éveille notre instinct animal car pétrichor sert à communiquer aux animaux la présence de l’eau mais il a surtout ce parfum de l’amour en soi. Ce parfum qui vient réveiller vos sensations, vos émotions profondes. Les effluves de la pluie ravivent votre passé. Pétrichor, cette rencontre de l’amour est une belle guérison pour l’amour de soi tout simplement. Pétrichor vient caresser votre tendresse, votre résilience. Nelly
Article original écrit pour le site www.lesmotspositifs.com Il y a des tristesses d’amour qui vous transpercent l’âme et qui peuvent même éteindre les battements de votre cœur. Vous ressentez les symptômes suivants : Ça fait mal au cœur, ça vous transperce comme un coup de poignard, ça vous pince tellement fort que vous avez du mal à respirer. Vous croyez mourir d’amour. C’est une plaie ouverte, une cicatrice qui naît en vous. Avoir le cœur brisé c’est quand on meurt d’amour, quand vous sentez en vous le silence d’un rythme qui ne bat plus la vie. On a le cœur brisé quand on perd un proche, on a le cœur brisé quand on se sépare, on a le cœur brisé quand quelqu’un nous fait mal. C’est le cœur en tristesse, c’est l’émotion à son paroxysme, c’est l’esprit à l’envers et le physique faible et dans l’oubli. On se laisse glisser dans le chagrin d’amour et on ne se rend pas compte que nous sommes dans le vide et que nous sommes en train de mourir dans notre cœur. Notre cœur se transforme, se déforme et ne peut plus battre comme avant. Avoir le cœur brisé – ou ce qu’on appelle le syndrome du Takotsubo – tuent 3000 personnes chaque année en France. On utilise l’expression « j’ai le cœur brisé » quand on a mal suite à une profonde douleur émotionnelle. Cependant cela ne se suffit pas en mots, il existe bel et bien un syndrome physique. En effet, suite à une émotion intense et stressante, cela crée une déformation du cœur qui peut provoquer un accident cardiovasculaire grave. Concrètement qu’est-ce que le syndrome du Takotsubo ? Le Tako-Tsubo (TTS) également appelé cardiomyopathie a longtemps été associé à un infarctus mais c’est complètement différent. C’est le ventricule gauche du cœur qui est déformé suite à une émotion forte et qui n’assure plus son rôle de pompe. En quelque sorte, le sang ne circule plus comme il faudrait dans notre corps. Le syndrome du cœur brisé toucherait principalement les femmes et pourrait causer des crises cardiaques. Le takotsubo n’est pas encore diagnostiqué ouvertement. Il semblerait aussi d’après les chercheurs que cette maladie du cœur brisé soit en étroite corrélation avec le cerveau et démontrerait donc que si nous avons du mal à gérer nos émotions fortes nous sommes plus prédisposés à développer ce type de syndrome. Comment alors guérir ce cœur blessé ? Comment se remettre d’un terrible chagrin ? Comment une émotion peut-elle avoir un impact sur notre cœur ? Notre résilience face au cœur brisé. Le choc émotionnel, affectif lié à une rupture amoureuse, une perte d’un proche mais aussi dans tout autre situation amicale ou professionnelle peut entraîner le syndrome du cœur brisé. Les ressentis sont en lien avec nos peurs, nos angoisses, nos déceptions, nos auto-jugements, nos sentiments d’injustice, d’impuissance face à la situation qui nous arrive, face à des actes ou des paroles destructrices, face à des rejets, du harcèlement, de la maltraitance diverse. Divers chocs qui vont toucher votre intériorité et venir altérer votre combat à la vie. Nous éprouvons alors une profonde colère, une intense tristesse qui peut nous pousser jusqu’à la révolte et nous amener dans un profond chagrin de l’âme. De la gravité, nous touchons la mortalité de notre cœur. Tous ces chocs émotionnels viennent vous épuiser moralement et physiquement. Ils sont des facteurs qui peuvent nous détourner de notre propre nature. Pourtant c’est bien en vous que résidera cette force pour conjurer le syndrome du Tako-Tsubo. Aussi étrange que cela va vous paraître, c’est à la fois les personnes sensibles qui sont le plus sujettes au syndrome du cœur brisé, mais c’est aussi celles qui vont réussir à se guérir de cette maladie. Les personnes tendres sont plus résilientes face aux traumatismes de la vie. Pour se remettre d’un cœur brisé, il faut aller au cœur de soi-même, au creux de sa propre conscience et réconciliation, dans sa résilience ouverte. Cette résilience qui va vous permettre de passer du cœur blessé au cœur guéri. Les personnes plus tendres avec elles-mêmes, ouvertes à la connexion relationnelle avec les autres vont pouvoir dépasser les limites et leurs propres souffrances. Car si les facteurs évoqués plus haut viennent de l’extérieur, ils restent néanmoins des miroirs de nos blessures que nous avons enterrées dans notre espace intime. Ce sont les blessures de notre âme avec lesquelles nous devons apprendre à vivre. Avoir le cœur brisé c’est rencontrer nos blessures émotionnelles de l’enfance que l’adulte d’aujourd’hui essaie de cacher tant bien que mal. Mais le cœur a ses propres mémoires et il n’a rien trouvé de mieux que de se manifester dans une déformation pour vous dire que tout peut s’arrêter , se retrouver au bord de la limite si vous ne réagissez pas. Lorsqu’on a le cœur brisé, on perd le sens de la vie, on ne veut plus de contact avec le monde extérieur. On s’enferme dans son propre terrier d’obscurité. Alors oui il faut parfois aller au cœur de ses propres ombres, il faut aller loin, bien loin dans nos racines pour comprendre et arriver à se guérir. Mais se remettre d’un cœur brisé, c’est aussi mettre de la lumière sur ses noirceurs et par conséquent établir la rencontre entre notre ombre et notre obscurité. Pour se sortir du syndrome du cœur brisé et éviter d’aller jusqu’à sa propre mort, il faut accepter : De pardonner et de se réconcilier avec soi D’être résilient dans l’altérité Suivre le flow de sa vie Aimer et être aimé Célébrer la vie Rêver C’est le cœur ouvert que nous arrivons à nous guérir. Lorsqu’on a le cœur brisé, on se dit que plus jamais ça n’arrivera et donc on ferme les portes et on ne laisse plus la vie s’y infiltrer. On se dit que tout est cicatrisé. L’amour est un cœur brisé qu’il faut savoir panser, guérir en acceptant que rien n’est oublié, que rien ne s’oublie, mais que tout peut se pardonner. Il ne sert à rien de tout refermer dans la souffrance sans
Il est arrivé que je ne sache plus où j’en étais. Cette sensation intime où vous restez un étranger face à votre vie. Vous l’observez de loin cette vie en cherchant un horizon. Vous vous retrouvez dans une situation sans trop savoir finalement ce qui vous a poussé à y être. Puis, vous regardez alors votre chemin comme des étapes nécessaires qu’il a fallu passer, voire parfois dépasser tant les épreuves ont été nombreuses. Alors on doute de soi, on doute de sa vie on se demande quel est cet équilibre qu’on appelle le bonheur. ET SI DOUTER SERAIT CETTE CLÉ QUI PEUT PARFOIS VOUS METTRE DANS UNE ZONE D’INCONFORT DÉSAGRÉABLE ET QUI VOUS DONNERA L’IMPRESSION DE RECULER MAIS QUI VOUS POUSSERA QUAND MÊME À AVANCER SANS TROP SAVOIR POURQUOI. Et finalement prendre un chemin qu’on n’avait pas vu arriver. Décider de quelque chose; plutôt ce virage à droite que celui de gauche, sans être vraiment sûr. Cela peut entraîner un trouble intérieur que nous avons du mal à gérer. Nous avons tellement l’habitude de nous rassurer en faisant tout ce qui nous semblerait normal. C’est ce doute qui nous envahit et que nous n’aimons pas. Ce doute qui vient chuchoter au creux de votre oreille que c’est un choix étrange qu’une main de l’univers semble avoir décidé pour nous. Vous vous sentez alors bien seul. Pourtant il est une sorte de solitude bénéfique pour soi qui vient toucher la connaissance de vous-même. Et j’irai même plus loin le doute est l’allié incontournable de notre confiance. En effet, plus vous doutez, plus vous êtes dans un champ de créativité et d’ouverture car il n’y a rien de plus enfermant que les certitudes. Il faut donc se laisser aller dans la solitude du doute. Ce doute qui vient titiller, caresser votre intimité, celui qui vous souffle l’inconnu de vous-même et qui vous invite à aller vers l’inconnu, vers l’étrangeté de la nature humaine, vers votre pleine créativité de l’âme. Vous vous connaîtrez dans l’inconnu, dans l’étranger de vous-même que vous n’avez pas encore tutoyé. Celui que vous oserez peut-être à peine déshabiller mais avec qui vous serez tenté de faire l’amour une bonne fois pour toute. CAR LE DOUTE EST L’AMOUR DE SOI, IL EST L’AMOUR DE TOUT CE QUE NOUS NE SOMMES PAS ENCORE ET DE TOUT CE QUE NOUS NE SAVONS PAS. Nelly