C’est une légende amérindienne qui vient nous enseigner combien notre émotion est parfois complexe. Le bien, le mal, les émotions positives, les émotions négatives se font parfois une place insupportable dans notre tête, notre corps et notre cœur. Cette dualité manichéenne peut générer du stress, de la tristesse et des difficultés dans nos relations. Nous cherchons alors à les gérer au mieux pour ne pas nous laisser envahir. Pourtant, le monde émotionnel n’est certainement pas qu’une question de gestion, il faut apprendre à l’accueillir, en prendre conscience et apprendre à vivre avec celui-ci. Dans cette histoire que je vais vous raconter, il existe deux loups qui dominent nos émotions de la vie. Je vous propose tout d’abord de lire cette légende amérindienne et ensuite vous aider à œuvrer avec vos deux loups intérieurs au travers d’un exercice d’écriture thérapeutique et créative. La légende amérindienne des deux loups intérieurs. “Un soir, un vieil indien Cherokee raconte à son petit-fils l’histoire de la bataille intérieure qui existe chez les gens et lui dit : Mon fils, il y a une bataille entre deux loups à l’intérieur de nous tous. L’un est le Mal : C’est la colère, l’envie, la jalousie, la tristesse, le regret, l’avidité, l’arrogance, la honte, le rejet, l’infériorité, le mensonge, la fierté, la supériorité, et l’égo. L’autre est le Bien : C’est la joie, la paix, l’amour, l’espoir, la sérénité, l’humilité, la gentillesse, la bienveillance, l’empathie, la générosité, la vérité, la compassion et la foi. » Le petit fils songea à cette histoire pendant un instant et demanda à son grand-père : Lequel des deux loups gagne ? Le vieux Cherokee répondit simplement : Celui que tu nourris.” Alors lequel des deux loups intérieurs vous habite-t-il ? Lequel laissez-vous dominer votre cœur ? Cette bataille d’émotions duelles peut être une vraie source éprouvante pour chacun d’entre nous. Si les émotions ne sont certainement pas à renier, elles nécessitent une compréhension empirique de l’être humain. Et c’est en effet dans ce développement personnel que nous allons pouvoir équilibrer ces deux loups intérieurs ou tout simplement apprendre à mieux œuvrer dans notre vie avec nos émotions. L’écriture peut donc être un bon moyen pour vivre avec nos émotions. Elle est ce réceptacle des confidences. Il est parfois tellement plus facile d’écrire que de dire ce que nous ressentons. Au travers de cette légende amérindienne, je vais donc vous proposer un exercice d’écriture thérapeutique et créative pour dialoguer avec vos deux loups intérieurs et vous aider ainsi à comprendre votre monde émotionnel en y mettant plus de conscience sans vous laisser envahir voire dominer par ces deux loups possessifs de votre cœur. ???? À lire aussi : Cette légende japonaise du fil rouge invisible qui parle du destin amoureux L’écriture pour nous apprendre à vivre avec nos deux loups. Ce que nous dit cette légende amérindienne, c’est comment nous gérons nos émotions négatives et positives. Quel ascendant laissons-nous à l’émotion d’amour ou l’émotion de la peur ? Quelle émotion de la vie va nous dominer et nous déterminer dans notre choix d’existence ? Quelle émotion laissons-nous déterminer nos relations ? Ce conflit à l’intérieur est donc représenté dans cette légende amérindienne par deux loups. Ce qui est difficile pour nous c’est à la fois gérer ce flot d’émotions mais c’est aussi savoir comment harmoniser tout cela pour moins souffrir à l’intérieur de nous-mêmes. Voici un exercice d’écriture thérapeutique et créative très simple à réaliser qui va vous aider. 1. Pour cela, il vous faut : Un carnet d’écriture que vous pourrez appeler « le carnet de mes émotions. » Un crayon Une petite bougie que vous allumerez à chaque fois que vous écrirez. 2. Le rituel d’écriture à faire durant une semaine : Pour faire un travail constructif sur nos émotions, je vous invite à écrire sur votre cahier chaque jour durant une semaine, lequel des loups a dominé sur votre journée. Pour cela, sur une page avec la date du jour comme un vous le feriez dans un journal intime, vous noterez pêle-mêle vos émotions ressenties durant votre journée. Vous ferez comme une liste : Joie Peur Jalousie Etc. Ensuite, vous prendrez chaque émotion listée en écrivant en face une brève description de ce qui a pu générer cette émotion en vous. Ce moment de feedback est une véritable prise de conscience car vous mettez une explication autour de votre émotion. Il est fort probable que le premier jour soit un peu flou, que vous ne vous souveniez pas exactement de tout. Mais au fil des jours, vous serez de plus en plus précis, c’est certain, et vous mettrez une réelle conscience sur ce que vous avez ressenti. Cet exercice d’écriture thérapeutique est une introspection qui permet de clarifier ce que vous avez ressenti durant la journée. C’est à la fois le moyen de vous libérer mais aussi de prendre du recul sur vos émotions, sur votre comportement réactif suite à certains événements. ???? À lire aussi : 3 rituels pour attirer l’amour dans sa vie C’est ainsi que vous pourrez constater au bout d’une semaine lequel des deux loups vous domine le plus souvent. Lequel des deux loups vous nourrissez au fond de vous ? Avez-vous ressenti plus d’émotions négatives durant la semaine? Ou plus d’émotions positives ? Il ne s’agit pas de gommer les émotions. Absolument pas. Il s’agit de vivre avec elles. Ces deux loups à l’intérieur nous permettent d’identifier nos émotions dominantes et si nous tenons un carnet de bord des émotions, nous pourrons au fil du temps mieux vivre certaines situations et certaines relations humaines. Pour aller plus loin dans cet exercice d’écriture thérapeutique, je vous propose d’entrer dans un exercice plus créatif. Pour cela : Sur une nouvelle page de votre cahier d’écriture, Vous allez lister les émotions négatives dans une colonne et dans l’autre les émotions positives que vous avez ressenties durant la semaine passée. Dans chaque colonne, vous allez choisir une émotion sur laquelle vous avez envie d’aller plus loin. Une fois votre choix établi pour l’émotion négative et pour l’émotion positive, vous allez visualiser le loup intérieur pour chacune. Vous aurez donc deux loups. Une
Le syndrome du jumeau perdu c’est quand lors de la grossesse de votre mère, l’un des deux foetus ne s’est pas développé et que celui qui a vécu ne l’a jamais su. Alors inexorablement, vous allez ressentir en vous un amour sans fin, une quête vers l’autre toute votre vie. Vous vivez des symptômes liés à la disparition de ce jumeau. Et vous pouvez mettre des années avant de l’identifier comme une réponse à votre profond mal-être, votre solitude insurmontable et votre hypersensibilité. Parfois cette vérité du jumeau perdu n’est jamais révélée et parfois elle est découverte de façon inattendue. Une chose est certaine, ce syndrome du jumeau perdu est relié à votre existence et il peut vous faire énormément souffrir. Vous aurez du mal à aimer, à être dans des relations. Vous êtes dans une quête d’un amour sans fin. Seule la personne qui saura dialoguer avec votre âme, pourra vous redonner foi en l’amour. Ce syndrome est difficile à diagnostiquer. Il faut pour cela faire un retour à soi très profond pour essayer de comprendre si nous avons eu cet attachement in utéro. Ce sentiment de solitude, de manque d’amour, de sensibilité qui pourrait être exacerbée, d’une culpabilité sans cesse en vous sont des troubles psychiques qui peuvent endommager votre vie et vous empêcher d’aller vers les autres. Vous vivez une peur profonde d’être déçu par l’autre. Cette altérité positive devient une adversité en vous. Quand un enfant survit et que l’autre non, vous portez en vous ce syndrome du survivant revenu peut-être d’une bataille à la vie. Cette guerre avec vous-même, cette place que vous avez eue alors que l’autre non peut vous rendre vulnérable et coupable. Je mettrai alors en parallèle ceux qui ont un jumeau qui a vécu. Le lien géméllaire est aussi source de symptômes ambivalents. Vous sentez une antinomie, une opposition parfois. Certains seront liés corps et âme dans la réalité. D’autres s’affronteront encore pour vivre coûte que coûte dans cette vie. Autant de liens et d’explications qui troublent notre place certaine et notre accomplissement. Le monde du jumeau amène au pouvoir de chacun et se retrouve en proie à sa propre résilience. Tout est une question de survie et pour cela il faut sentir en soi son monde et cette volonté d’être avec soi et avec les autres. Ce travail d’acceptation de la perte de l’autre ou du détachement avec son jumeau est la quête d’un amour sans fin que vous retransférez vers l’autre. Vous chercherez l’amour exclusif avec un homme ou une femme, vous ne pourrez ressentir votre vérité et votre entièreté qu’au travers l’échange fusionnel. Pour combler cet amour sans fin, il faudra pourtant faire des choix pour éviter de s’enfermer dans la solitude. Se faire confiance en ce que vous pouvez offrir même avec des trous dans l’âme. En effet, le tout pour le tout avec quelqu’un ne peut laisser de place à votre espace individuel. Soyez en confiance avec cet amour et acceptez que l’autre puisse simplement vous apporter son amour sans attente ou sans espoir de tout combler. Le risque d’être en relation avec quelqu’un qui souffre de ce syndrome du jumeau perdu c’est qu’il vous culpabilisera de ne pas donner assez d’amour. Mais l’amour n’est pas une unicité, il est un pluriel sans cesse. L’unicité est un leurre et une douleur. Car jamais personne ne peut faire un avec vous. Cela n’existe pas. En revanche, l’autre peut faire partie de votre équipe, de votre monde si il sait le caresser avec amour. Si vous cherchez à vous reconnecter à votre jumeau perdu, ou si vous cherchez à savoir si vous avez vécu ce lien géméllaire lors de la grossesse de votre maman, vous pouvez faire un exercice simple thérapeutique. Prenez un carnet d’écriture et un crayon. Ecrivez sur une page tout ce que le jumeau évoque pour vous. Puis, fermez les yeux et méditez sur la grossesse de votre maman. Imaginez-vous dans ce cocon du ventre maternel. ressentez la chaleur du liquide amniotique. Imaginez cette retrouvaille à votre vie in utéro. Puis de retour, de cette méditation que vous pouvez faire avec une musique relaxante, écrivez sur votre carnet en écriture automatique c’est-à-dire sans réfléchir, sans blocage. Libérez votre expression. Accueillez ce qui s’écrit comme un message pour vous, pour avoir des réponses. Une fois que vous sentirez le crayon s’arrêter, relisez ce que vous avez écrit et voyez si des messages à ce lien du jumeau perdu apparaît. L’écriture automatique est une source incroyable. Elle a cette capacité à nous retirer du monde contraint pour aller vers celui de nos ressentis. La connexion à notre inconscient peut être révélatrice de vérités sur notre passé, notre présent et notre futur. Ecrire sans penser à rien. Laissez couler les mots, les phrases sans contrôle. L’écriture automatique est un mode d’écriture où ni la volonté, ni le contrôle, ni la conscience n’interviennent directement. Le syndrome du jumeau perdu , un amour sans fin est un mystère pour soi et pour les autres. N’ayez pas peur de découvrir cette vérité. Ne craignez pas de dire aux autres que vous souffrez de cette quête. Certains ne comprendront pas cette personne atypique que vous êtes et d’autres l’aimeront profondément. Ecrivez votre histoire, témoignez de ce que vous vivez.
Nous pouvons guérir la solitude du coeur grâce à l’écriture thérapeutique. Le coeur n’aime pas la solitude. Il n’est pas un solitaire sur toute la vie. Le coeur est un être pluriel qui se nourrit de tant d’amours en lui. Le coeur est un espace unique et intime mais qui ne peut vivre seul sans amour partagé et donné. La solitude c’est laisser le coeur dans son froid, dans son manque, dans son oubli. Un coeur est fait pour aimer et être aimé. A force de se retenir d’aimer, on peut en perdre la capacité. C’est peut-être ce qu’il y a de pire dans la vie: ne plus savoir tomber amoureux. Frédéric Beigbeder. La solitude rend aride le coeur La rupture, le deuil, le divorce sont autant d’épreuves dans la vie qui peuvent faire souffrir notre coeur. Ce sentiment de solitude généré par ces différents aléas de la vie peuvent en effet rendre aride le coeur et développer même des maladies cardio-vasculaires. La santé physique et mentale est en étroite corrélation avec celui-ci. Un coeur seul ne trouve pas le rythme conjugué de la vie. Il est sans mouvement palpitant. La solitude rend aride le coeur. Elle peut faire accroître notre anxiété et notre peur de l’autre. La solitude peut être bénéfique pour un retour à soi quand nous ressentons ce besoin mais le coeur vit dans le pouvoir relationnel. S’il n’y a pas de connexion aux autres, nous perdons le sens de l’amour profond. Nous ne nourrissons pas à la fois notre amour personnel et notre amour pour l’autre. La solitude peut donc rendre malade un coeur et éteindre notre résilience. Le coeur a besoin des autres Se tourner vers les autres est don un bon moyen pour enrichir notre coeur de douces vibrations nécessaires à son bon fonctionnement. Avoir une vie affective riche, partagée rend la vie amoureuse plus intense et positive pour sa santé. En effet, plus vous serez dans le partage dans vos différentes relations, plus vous développerez un bien-être, plus vous trouverez un sens dans l’altérité. La connexion relationnelle à la vie est un concept que je décris dans mon livre “Les 7 rêves de l’amour, un voyage en pleine confiance du coeur.” Le coeur a cette capacité de guérison essentielle. Si votre coeur s’éteint, ne ressent plus rien, vous ne pourrez guérir des difficultés de la vie. En effet, le coeur est en lien avec notre résilience. Si vous n’êtes plus relié à votre coeur et son pouvoir, vous ne pouvez pas trouver le chemin de votre résilience qui vous aidera à surmonter les épreuves, les traumas. La résilience fait partie de votre capital confiance qui vous guidera sur le chemin de la vie et de l’amour. Le coeur de l’amour Le coeur de l’amour est l’allié de notre propre confiance. Si vous n’avez plus confiance en vous-même ou aux autres c’est que quelque part, il y a eu une déconnexion émotionnelle avec votre intériorité et une rupture inévitable avec les autres. La vie peut nous emmener sur ce chemin sec où nous nous enfermons nous-même dans une solitude. Cependant, si nous voulons rester au coeur de la vie, il faut se reconnecter à cette confiance, à ce pouvoir émotionnel que nous possédons tous et que nous pouvons offrir aux autres. Trouver ou retrouver sa confiance, c’est offrir à sa personne tout son pouvoir, toute son immensité émotionnelle au monde. ( extrait de mon livre ” Les 7 rêves de l’amour, un voyage en pleine confiance du coeur. “ Il est donc primordial de retrouver notre coeur de l’amour ou encore ce que j’appelle son rêve de l’amour. Refuser d’aimer parce qu’on a souffert avant, refuser d’aller vers l’amour de l’autre parce qu’on craint une dépendance, c’est déjà empêcher le coeur de battre à la vie, à l’amour. Nous avons besoin des relations pour exister et comprendre qui nous sommes aussi. La sororité, les cercles de partages, de mots, de rencontres sont autant d’espaces permettant de s’écouter en bienveillance. Ils sont des moyens certains au développement de notre amour pour pouvoir retisser des liens d’amour avec quelqu’un. Refaire confiance en nous-même et en l’autre. Le rêve de l’amour n’est pas dans l’image qu’on se fait de l’amour. Le rêve de l’amour est au creux du ventre, au creux du dialogue entre les peurs, les blessures et les liens essentiels pour s’élever et s’accomplir dans notre vie, pour s’aimer et aimer les autres.( extrait de mon livre ” Les 7 rêves de l’amour, un voyage en pleine confiance du coeur. “ Le coeur n’aime pas la solitude mais il a besoin de se retrouver intimement grâce à l’écriture thérapeutique Lorsqu’on a tellement été déçus par les autres, on se dit à quoi bon réessayer. Et on choisit la solution la plus évidente: le repli sur soi, la protection avec son propre bouclier. Personne ne vous atteindra. Et vous coupez le fil de votre sensibilité aux autres. Pour éviter de se retrouver dans cette stratégie de survie, je vous conseille d’aller au coeur de vous-même en retrouvant une vérité amoureuse avant d’aller vers l’unique solution qu’est la solitude. J’ai pratiqué beaucoup d’activités pour avoir une reconnexion profonde à qui je suis. La méditation, la lecture, les marches et bien évidemment l’écriture. L’écriture thérapeutique est un vecteur entre votre âme, votre conscience et votre retrouvaille avec votre amour propre. Elle vous apporte une prise de hauteur sur ce que vous ressentez. Elle est un réceptacle premier mais il ne faut pas rester dans ses propres émois uniquement. Quand j’ai senti que je tournais en quelque sorte en rond après cette première étape de l’écriture, je me suis faite aussi accompagner pour retrouver mon amour personnel. L’écriture thérapeutique accompagnée est merveilleuse car elle ne vient pas vous torturer. Elle est un guide dans vos retrouvailles intimes avec l’amour. Offrez-vous ce cadeau d’amour simplement! A lire: La bonne personne te fera tomber amoureuse de toi-même
Article original écrit pour le site www.lesmotspositifs.com Comment l’écriture thérapeutique permet-elle de se pardonner à soi-même et aux autres ? Il y a les pardons simples et les pardons compliqués. Il y a les lettres d’amour et les lettres du pardon. Pardonner à soi-même et aux autres quand on a été blessé peut-être difficile. Tout le monde n’est pas prêt à accepter de pardonner parfois l’impardonnable. Pourtant, nous en sommes tous capables car nous avons tous cette résilience en nous qui nous aide à nous reconstruire après l’irréparable. Le pardon reste une libération qui nous permettra d’aller vers l’avant après avoir eu mal. L’écriture demeure un moyen authentique pour nous accompagner vers le chemin du pardon. Écrire pour pardonner à soi-même et aux autres va nous guider vers le chemin de la sincérité en nous aidant à tourner la page tout en étant dans un processus de reconstruction émotionnelle de soi. Quand l’écriture thérapeutique devient une ressource pour faire de notre vie un terreau de lumière et d’horizon pour se pardonner nos erreurs, nos actes manqués, nos virages ratés, nos blessures. Quand écrire nous permet également d’offrir notre pardon à ceux qui nous ont blessé. Le verbe pardonner signifie « donner complètement, remettre, du latin per et donare. » L’écriture touche ce don du pardon en revenant à la vérité de nous-même. Il y a ces pardons de vie comme une simplicité et ces pardons extraordinaires qu’il va falloir trouver au cœur de nous-même quand nous avons été tellement bouleversés, blessés, anéantis. En quoi l’acte d’écrire va-t-il nous aider à comprendre la nécessité du pardon dans notre vie ?Comment pardonner à soi-même et aux autres grâce à l’écriture thérapeutique quand on a été blessé ? L’écriture du pardon à soi avant de pardonner aux autres. Écrire pour pardonner à soi-même et aux autres est une porte ouverte au cœur de la vie, au centre de notre présence unique et du lien essentiel que nous pouvons créer avec nous-même et avec les autres. Il y a les mots et les paroles qui témoignent de nos excuses. Il y a les pardons que nous acceptons spontanément de faire et les pardons que nous recevrons des autres dans certaines situations. Mais il y a ces pardons silencieux que nous portons comme de lourdes responsabilités. Ces pardons qui sont des blessures du silence que nous gardons au fond de nous et que nous n’arrivons pas à libérer. Mais le pardon ne veut pas dire que vous devez rester dans une situation qui ne vous correspond plus. Le pardon amène des choix de vie. Il vous aidera à quitter des relations, ou des environnements qui vous ont déstabilisés et fait du mal. À lire aussi : Les blessures du silence touchent l’âme de nos enfants L’écriture du pardon à soi avant de pardonner aux autres est la première étape. En effet, si nous ne nous pardons pas en premier nos erreurs, comment pouvons-nous pardonner aux autres. C’est comme l’amour. Ne dit-on pas qu’il faut tout d’abord s’aimer avant d’aimer les autres. SI nous n’arrivons pas à nous aimer, à être dans une estime de soi à sa juste valeur, n’y a-t-il pas ce risque de reprocher à l’autre son manque d’amour ? C’est la même chose pour le pardon. Si nous n’arrivons pas à pardonner certaines choses c’est que nous n’avons pas fait ce chemin du pardon à soi-même. Soit nous pardonnons, soit nous restons dans une honte à soi. Et derrière cela se cache tout le poids des responsabilités propres à chacun. Parfois, lorsque nous ne pardonnons pas c’est que nous laissons à l’autre tout le poids de la responsabilité de la situation. Mais force est de constater que les responsabilités de la vie appartiennent à chaque personne qui sont dans la relation. Se pardonner ne veut pas dire se faire des reproches. C’est s’octroyer un acte de bienveillance envers soi. Je vous propose pour cela une liste de pardons à soi à écrire sur un journal intime par exemple ou sur un simple petit carnet d’écriture. Cet acte d’écrire constitue en lui-même une autothérapie bienfaisante et génératrice de positivité. En effet, lorsque nous avons du mal à nous pardonner, à être dans cette réconciliation authentique c’est que nous avons des peurs liées à nos fragilités qui nous ont laissé dans des relations parfois toxiques. Aller vers nos auto pardons, c’est se regarder sincèrement dans nos erreurs commises, dans le mal que nous avons aussi fait. Il est important d’être compatissant avec soi-même. Je me pardonne de t’avoir fait mal. Je me pardonne de t’avoir menti. Je me pardonne de t’avoir trahi. Je me pardonne de te laisser seul. Je me pardonne d’avoir échoué Je me pardonne d’avoir fait ce choix. Je me pardonne de t’avoir fait pleuré. Voici une liste de pardons à soi-même à écrire quand vous vous êtes retrouvés dans une situation de tristesse, de souffrance, de chagrin. La vie n’est pas un tribunal ou une fatalité ou vous devez vous jugez. Elle est un mouvement sans cesse sur lequel chacun oeuvre comme il le peut. Parfois, les épreuves de le vie nous retranche dans une solitude si forte après une rupture douloureuse, un deuil. Nous avons alors cette tendance à nous auto juger, nous auto flageller encore plus pour nous briser davantage. À lire aussi : Comment surmonter un deuil périnatal ? Passer par l’écriture thérapie pour noter ces pardons de la vie va vous aider à dépasser ces épreuves, à être au cœur de votre puissante résilience en regardant et en intégrant ce que vous avez vécu. Je me pardonne d’avoir connu cette séparation. Je me pardonne d’avoir vécu cette mort. Je me pardonne d’avoir été trompée. Je me pardonne d’avoir été frappée. Je me pardonne de ne pas avoir fait le choix de partir. Autant de pardons que vous pourrez trouver en fonction de votre parcours personnel. Le fait décrire ces pardons nous aident à faire cette introspection et à réaliser que nous avons cette responsabilité indéniable dans le processus du pardon à adresser à l’autre. Vous entrez alors dans une réconciliation
Article original écrit pour le site www.lesmotspositifs.com Nous avons tous, surtout nous les femmes, à un moment donné dans notre vie, tenu un journal intime. Ce journal intime, confident de nos émotions les plus profondes et secrètes. Le journal intime, ce meilleur ami quand on était adolescente, les soirs où ça n’allait pas, les matins où on était heureuse. Le journal intime, parfait compagnon d’une vie qui nous a soutenu silencieusement. Si lors de l’adolescence, tenir un carnet d’écriture confidentiel permettait de se libérer de l’inquiétude, d’apaiser ses chagrins et d’atteindre ses bonheurs de vie, continuer à écrire quand on est adulte va permettre d’entrer dans un véritable processus de connaissance de soi. Il va être un parfait coach de vie à lui tout seul nous offrant ainsi une autothérapie puissante. Pourquoi l’écriture peut-elle nous libérer ? Pourquoi écrire nos pensées, nos états d’âme nous fait-il accéder à une guérison personnelle ? Comment faire de notre journal intime un véritable conducteur de vie ? Comment réaliser un bon journal intime ? Quelles sont les caractéristiques d’un journal de bord ? Nous sommes toutes « une Bridget Jones » capables de prendre de bonnes résolutions grâce à un journal intime pour améliorer notre vie. Améliorer notre vie c’est se rendre compte que nous avons parfois des choix à faire et que nous évoluons toutes au fil du temps. Le journal intime en est alors le parfait témoin. Les sentiments, les expériences, les relations d’une journée seront différents le jour suivant. On se souvient alors dans le film « le journal de Bridget Jones » lorsque Mark découvre les passages peu flatteurs sur lui dans le journal intime de Bridget et qu’il décide alors de s’en aller. Bridget court le rejoindre. A ce moment-là, Mark lui offre un journal, synonyme d’un nouveau départ et d’une nouvelle Bridget. Un journal intime, il faut savoir le commencer, le remplir fidèlement mais aussi savoir tourner les pages et le changer quand il faut de nouveaux départs dans sa vie. C’est un écrit authentique en perpétuel mouvement qui a besoin aussi d’un regard intérieur et extérieur pour le faire évoluer. Écrire un journal intime représente plusieurs intérêts majeurs pour son développement personnel. Nous verrons donc ensemble tout d’abord les principaux intérêts d’écrire un journal intime. Ensuite, nous entrerons dans le concept même de l’autothérapie et comment celle-ci se réalise au travers de l’écriture d’un journal intime ? Enfin, je vous donnerai des conseils pour mettre en place votre journal intime au travers d’exemples d’accompagnement en écriture thérapeutique. 5 bonnes raisons d’écrire un journal intime thérapeutique Pourquoi chaque femme devrait-elle tenir encore, même après l’adolescence, un journal intime Comment le journal intime permet-il une autothérapie par l’écriture ? Le journal thérapie serait-il un moyen de nous guérir sans avoir de psychologue ? Peut-on au travers du journal intime faire notre propre analyse ? Voici 5 principaux intérêts d’écrire un journal intime pour soi : 1. La régularité avec soi L’intérêt d’écrire un journal c’est tout d’abord la mise en œuvre d’une régularité avec soi. En effet, tenir un journal intime revient à écrire quotidiennement ou plusieurs fois par semaine. C’est donc entretenir une rencontre régulière avec soi. Cette fréquence d’écriture donne une habitude sécurisante et revient à faire une activité comme d’autres pratiqueraient le chant, la danse ou tout autre loisir qui devient un rituel dans son agenda nous détachant du contexte professionnel ou familial. Écrire sur son journal devient un rituel offrant un repère pour soi dans le calendrier de la semaine. 2. La sincérité avec soi Écrire régulièrement son intimité, noter ses réflexions, ses actes, ce qui s’est passé dans la journée revient à être sa propre journaliste de vie en quelque sorte. Nous aimons toutes raconter notre vie entre amies. Nous apprécions toutes avoir l’écoute de nos proches. L’intérêt d’un journal intime, c’est d’aller dans cette relation intime, individuelle sans aucun secret. C’est un focus à la sincérité avec soi à un moment de sa journée. En effet, le plus souvent, nous écrirons notre journal le soir au moment du coucher. C’est à ce moment-là que nous relâchons nos tensions de la journée et que nous pouvons par conséquent nous recentrer sur nous-même sans les parasitages et les bousculades du jour. Ce retour à soi développe un sentiment de vérité dont nous avons toutes besoin. Les masques de la journée tombent, les pressions et les responsabilités diverses laissent la place à notre vulnérabilité profonde qui en tout état de cause a besoin de s’exprimer régulièrement pour ne pas créer des blocages émotionnels ou pour ne pas générer des conflits avec les autres. Cette sincérité avec soi agit comme un auto-nettoyage. 3. La douceur avec soi L’intérêt d’écrire un journal est la propre connexion avec nous-même dans la tranquillité, la douceur sans avoir cette impression de devoir rendre des comptes ou de se justifier. Écrire un journal intime procure du bien-être. C’est un bienfait considérable pour notre corps et notre esprit quand nous sommes dans l’acte d’écrire un journal intime. En effet, la douceur qui s’en émane est reliée au silence de cette action d’écrire. Octroyez-vous ce moment d’écriture dans le calme, sans agitation extérieure. Vous pouvez bien sûr mettre une musique relaxante, apaisante en remplissant votre cahier. C’est un moment de douceur comme un « auto-massage spirituel ». L’esprit a besoin de se reposer dans la douceur aussi. Même si au démarrage de l’écriture, une pluie d’émotions négatives arrive et a besoin de s’extérioriser, l’acte scripteur va permettre une sorte de distanciation avec cela. C’est le journal qui devient le réceptacle et non plus votre être qui encaisse et garde des poids lourds. Cette écriture passant par la libération va amener une douceur avec soi indéniablement. Le dicible ouvre les vannes du cœur avec douceur sans avoir cette impression de se triturer l’esprit ou de donner des réponses à quelqu’un. Vous allez à votre propre rythme de l’écriture. Nous avons besoin de ce temps suspendu sans cadrage, sans jugement, juste dans la douceur et c’est tout. 4. L’amour avec soi Écrire ses émotions, écrire sa vie, son monde intime, sa
Comment faire le bon choix grâce à l’écriture thérapie? dans sa vie. Prendre ce chemin plutôt qu’un autre. Observer, éprouver, parfois subir, parfois sourire, parfois aimer aussi. Soupirer devant le tunnel et se demander quel est le bon choix. Le choix de la vie, le choix de l’amour, le choix de venir ici et pas là-bas. LE CHOIX D’AVOIR LA FORCE DE FAIRE, LE CHOIX D’AVOIR LA PUISSANCE DE DIRE, LA CHOIX D’AVOIR L’AUDACE DE PARTIR, LE CHOIX DE ME TENIR DEBOUT. Soulever des caisses de choix à faire dans notre vie et se rendre compte que le choix pèse parfois si lourd dans notre balance émotionnelle. On dit que les petits choix amènent les grands choix. Qu’ils sont des déterminations enlevant tous les doutes. Et si un choix empêchait tout retour en arrière. Et si un choix venait vous embrasser dans l’amour pour avoir confiance et ne plus avoir peur de s’aimer et aimer les autres. Les choix faciles, les choix difficiles et finalement ne pas savoir, ne plus trouver de réponses. COMMENT FAIRE? Prendre de la distance, prendre du temps, prendre du recul et surtout se parler au fond de soi. Ne pas se laisser disperser par les autres qui seront toujours de parfaits collaborateurs à votre auto sabotage, mais surtout rester centré sur vous et uniquement vous. CHOISIR C’EST UNE QUESTION D’AMOUR DE SOI. C’est poser le pour, le contre et trouver le sens à notre âme conscience. A celle qui vient de notre intériorité, celle qui nous fait sortir l’épée et devenir une autre personne peut-être. Tout choix amène à une transformation. Tout choix vient vous cueillir une partie de votre être pour en laisser pousser une autre. Tout choix laisse mourir une ancienne part de vous qui avait besoin de renaître. Tout choix est paradoxal, il peut aussi être dilemme incessant quand il touche votre ombre que vous n’avez pas regardée en face depuis longtemps. Tout choix n’arrive pas au hasard. Il vient quand c’est le moment de s’aimer, quand c’est le moment de se mettre à nu pour de bon. COMMENT FAIRE LE BON CHOIX? Ne pas trop cogiter à en devenir étourdi. Mais surtout se parler, écrire son monde, exprimer ce qui n’est plus et ce qui sera. Lorsque le choix se fait sentir alors vous êtes en train de vous reconstruire émotionnellement. Vous êtes en train de vous aimer et le choix deviendra alors une évidence pour la suite. N’ayez pas peur de faire des choix bouleversants car la vie est bien plus vraie quand on doit en faire plutôt que de ne pas en faire. Ça veut dire que vous êtes en vie et qu’enfin vous vous autorisez à aimer tout de vous, tout ce que vous ne connaissez pas encore. Car le choix c’est l’inconnu, c’est l’étranger en vous que vous n’avez pas encore aimé mais que vous apprendrez j’en suis sûre à découvrir et aimer. Je vous propose pour vous aider à faire des choix de mettre en place un carnet de choix de vie comme un journal intime thérapeutique. LE CARNET DE CHOIX DE VIE Ce carnet vous accompagnera intimement comme un journal de bord de la vie. Pour cela, dès que vous sentirez que des choix s’imposent à vous, prenez ce carnet. Puis écrivez sur une page la question de votre choix. Par exemple: Dois-je me séparer ou non de la personne? 1. Noter tout ce qui vous anime émotionnellement en écrivant cette question. Laissez votre coeur s’exprimer entièrement sans jugement, sans sabotage. Laissez votre âme dire au travers de l’écriture thérapie. 2. Faîtes une colonne CAILLOUX et une colonne FORCES Dans la première colonne “Cailloux” écrivez tous les blocages tant de votre côté que de l’autre, tout ce qui a une connotation négative dans cette situation. Tout ce qui vous gêne dans le choix à faire. Dans la deuxième colonne ” Forces”, mettez tout le positif de la situation actuelle, tout ce qui est ressource , tout ce que le choix vous apportera de positif. Dans cet exercice, vous verrez que tout se mélange. En effet, à la fois votre coeur balancera dans la séparation et de l’autre vous guidera vers du mieux. 3. Le CHOIX Sur une page, vous noterez tous les changements possibles qui se feront si vous faîtes le choix de vous séparer. Sur une autre page, vous noterez tous les changements possibles qui se feront si vous ne faîtes pas le choix de vous séparer. Une fois ces trois étapes, laissez du temps. Prenez du recul face à ce processus d’écriture que vous avez engagé. NE RELISEZ RIEN PENDANT AU MOINS 2 SEMAINES. Puis reprenez une nouvelle page de votre carnet de choix et notez selon vous les étapes à passer avant de faire un choix. 4. Les étapes du choix Ces étapes doivent être concrètes. Fixez vous des objectifs simples et accessibles. Une fois ces étapes accomplies, il y a de fortes chances que la nécessité du choix s’impose à vous car vous aurez accompli un processus de déblocage dans la situation que vous vivez. Si tel n’est pas le cas, vous pouvez encore écrire sur une nouvelle page vos ressentis, vos questionnements, vos dilemmes et trouver vos réponses au fil du temps. Parfois, quand un choix est long à prendre, il faut accepter que notre conscience aie besoin de temps tout simplement. CHAQUE CHOIX EST UNIQUE COMME CHAQUE PERSONNE. Respectez vous dans cette durée tout simplement. Ne vous jugez pas, apprenez de vous et aimez vous encore. Car le choix peut nous malmener et nous faire aussi souffrir. Cependant le plus important à garder en soi est l’amour de sa vie et des étapes à passer pour grandir et découvrir. L’écriture thérapie est un bon moyen de faire des choix et de se respecter dans ce cheminement. Elle permet un processus intime fort et conscient. La reconstruction de soi est essentielle au travers des choix car cela vient vous bouger à l’intérieur et emmène parfois de grands changements. L’écriture est
Article original écrit pour le site www.lesmotspositifs.com A semer des bouts de notre cœur dans notre existence, on peut finir par se perdre et ne plus arriver à ressentir le sens vivant de ce qu’est l’amour, à ne plus savoir qui on est. On se sent étranger, on se sent amer avec soi, on finit même par détester tout ce qui nous dérange. On en a assez et on touche le fond. On ne se regarde plus. On a du mal avec ce reflet qui ne nous ressemble plus. Vous avez certainement déjà senti ce vide en vous qui vient vous réveiller en pleine nuit ou qui vous a donné le vertige un matin. Ce vide en nous qui nous questionne et nous ramène à cette question essentielle que personne ne peut combler ce manque incessant dans l’âme car vous vous êtes perdu en chemin. Vous n’arrivez plus à regarder ce visage qu’est le vôtre. Vous n’arrivez plus à accepter qui vous êtes. Nous ressentons tous à un moment de notre vie ce trou béant en nous. Son explication est reliée aux multiples blessures de l’âme, est relié à cette peur de perdre l’autre, ce sauveur que nous savons trouver, de perdre ce qu’on croit être nous, est relié aussi à notre enfant intérieur que nous avons oublié d’aimer. Mais il y a une raison à ce vide c’est nous et uniquement nous. Nous nous raccrochons aux parois, suspendu à ce vide en pensant que ce sont nos relations d’amour qui vont nous aider à nous relever, que ce sont les autres qui vont nous connecter à notre résilience. Ce n’est pas leur rôle. Chaque relation d’amour, familiale, amicale sont là pour vous accompagner dans vos plus sombres et vos plus lumineuses qualités de l’âme. Alors il faut apprendre à se reconstruire pour continuer à aimer. Il faut apprendre à se regarder pour se reconstruire, c’est surtout ça. Apprendre à côtoyer son âme complète pour regarder l’amour sincèrement et remettre du sens à la relation d’amour que vous pourrez entretenir avec vous-même et ensuite avec l’autre. Sinon que se passera t-il si vous ne reconstruisez pas toutes ces fêlures émotionnelles, tout ce qui vous a déchiré, vous recommencerez les mêmes schémas. Vous savez ces énièmes répétitions de la vie qui vous ont troublé votre image, ces énièmes relations qui vous montrent que vous n’avez pas bougé, que vous êtes toujours suspendu aux parois du ravin et que la seule stratégie que vous avez trouvée pour ne pas tomber c’est d’appeler quelqu’un, rencontrer quelqu’un pour venir vous tendre la main et surtout à l’issue de nouveau ne pas vous regarder et penser que c’est aux autres de vous montrer votre vrai visage. Non ce n’est pas aux autres de le faire. Prendre la main dans une relation vous apportera le réconfort et la sécurité affective mais vous n’aurez pas fait l’essentiel pour aimer vraiment votre âme, pour donner de l’amour authentique à vous-même et à l’autre. Vous vous êtes oublié, vous vous êtes enfermés dans une dimension faussée qui n’a rien à voir avec le sens véritable de l’amour. L’amour ce sentiment si fort qu’on aimerait savoir cultiver toute sa vie. On aimerait mieux s’aimer, on aimerait être aimé comme on est. Mais qui êtes-vous ? Qui est cette personne blessée à l’intérieur ? Qui est cette personne au regard perdu, au regard éteint ? La reconstruction de soi peut passer par plusieurs étapes, par plusieurs aides possibles. Pour ma reconstruction, il y a une chose qui a fonctionné. Oui elle impose de faire des choix, oui elle peut bouleverser tout votre entourage. Oui on vous qualifiera de tant de mots aussi. Oui on cherchera à vous faire porter un masque de nouveau. Mais se reconstruire nécessite de la volonté, du changement et surtout du temps. Il faut du temps pour se regarder, pour accueillir ce regard de soi. Il faut du temps pour écrire son histoire en la regardant vraiment. Il faut du temps pour donner du sens à sa vie. Il faut aussi trouver les mots pour transcender les maux de l’existence, ceux qui nous ont fait couler les yeux, ceux qui ont troublé mon regard et m’ont fait perdre la direction du cœur. Vous l’aurez compris, pour se reconstruire, il faut se regarder sincèrement. Et pour se regarder, il faut écrire le cœur ouvert. Écrire est une thérapie profonde. Cela vient réveiller en vous tous vos blocages, déstabiliser toutes vos certitudes. Cela vient ouvrir votre regard sur votre intériorité, sur votre identité. Votre écriture est le miroir de votre âme. L’écriture est une chose simple qui va venir vous rassembler à l’intérieur de vous et calmer vos émois, vos angoisses, vous troubles. L’écriture a des vertus qui ont été démontrées par des scientifiques. Elle est éveilleuse de notre propre conscience , du regard que nous nous portons et de celui que nous offrons au monde. Écrire pour se soigner et se reconstruire Au travers de l’étymologie, du latin scribere, on trouve tous les sens de l’écriture : écorcher, égratigner, tracer des signes, graver. Oui ça vient toucher vos écorchures, vos blessures. Car se regarder c’est voir tout ce qu’on n’aime pas mais aussi tout ce qu’on aime, tout ce dont nous sommes capables de réaliser, d’accomplir pour soi et pour les autres. Prendre du temps pour soi, pour écrire quelques fois dans la semaine, va venir apaiser vos angoisses. Une étude sur le pouvoir de « l’écriture expressive « faite par James Pennebaker en 1986 prouve qu’au démarrage de l’écriture lorsque nous écrivons nos ressentis, nos douleurs, cela va augmenter notre tension artérielle mais au bout de quelques mois, tout s’apaise et procure un réel bien-être. Vous vous reconnectez à votre propre nature, votre regard se libère. Les œillères disparaissent. L’écriture amène à développer des mécanismes cérébraux servant à organiser nos pensées, à les clarifier aussi. Cela apporte donc une compréhension de nos réactions face aux événements mais surtout une analyse de notre intériorité. Écrire pour se soigner c’est le faire sans jugement et accepter tout ce qui se dira sur