Article original écrit pour le site www.lesmotspositifs.com Il y a des jours où on aimerait continuer notre nuit dans notre lit et ne plus avoir à regarder la réalité en face. Lorsque le cœur est blessé et que nous sentons ce pincement malheureux au fond de nous parce que parfois il y a des jours où on aimerait que cette histoire ne soit pas la nôtre. Où on aimerait ne jamais avoir aimé cette personne qui nous réveille notre part la plus sombre. Et qu’on sait déjà que ça va être long pour s’en remettre. Il y a toutes ces fois où la douleur en amour est tellement insupportable que le cœur devient rancœur. Cette amertume qui nous met l’être entier en rancœur. Te regarder, t’écouter n’est alors plus dans mon champ des possibles. ET que faudrait-il faire alors ? Que dire face à toi qui ne m’as pas écouté, qui n’as fait que me bousculer sans cesse. Que dire face à mon miroir où je n’ai pas su être avec toi, où je n’ai pas su t’avouer ma colère, voire ma haine à certains moments. [ads] Et puis lorsqu’enfin il est temps de regarder, de se regarder. Et d’accepter que ce qui se passe c’était pour moi, pour que j’avance. Et que si je veux apercevoir la lumière dans cette obscurité, il va certainement falloir que je me laisse aller, que je me laisse glisser dans l’eau et que je regarde enfin l’ouverture pour m’y diriger. Ya t’il un pardon possible en amour ? Lorsque le cœur est blessé, pardonner ou fuir ? Le pardon est une étape de vie pour soi et pour l’autre. Comment alors entrer dans ce cheminement pour avancer et apercevoir enfin la libération ? Lorsque le pardon est aussi une pleine conscience pour sa vie de tous les jours avec son partenaire. En quoi le pardon est-il un rendez-vous d’amour ? Le pardon un lâcher-prise collectif De plus en plus de praticiens en psychologie travaillent le pardon avec leurs patients. Beaucoup diront que le pardon serait une histoire de croyance, de foi. Or si on revient à l’essence simple du mot on voit bien toute sa signification :PAR DON ou encore PAR ‘D’ ON. Dans ce mot se dévoile la nature profonde. On y cerne le sens commun avec la partie du mot DON et le ON. Le don de soi vu ici comme un abandon de l’égo. Dans ce sens là, il y a le lâcher-prise tout simplement qui se dévoile. On pardonne en se détachant de son égo, son mental qui parfois nous fait rester dans le flot des bruits de la souffrance. Le pardon dans ses particules détachées : PAR le ON nous fait entrer dans l’accord commun qui est de s’apporter les uns les autres la part de délivrance. Le pardon est un acte libérateur. Lorsque vous tournez en rond dans votre souffrance, qu’il n’y a pas d’autres solutions que de pardonner pour enfin respirer pour vous. Le don aspire à retrouver un silence paisible en soi. Combien sommes-nous à ruminer pendant des jours, des semaines, des mois, voir des années, des situations, des êtres qui nous ont mis le cœur en chagrin, en blessures. Le chagrin qui arrive dans une rupture quelle qu’elle soit : amoureuse, amicale, familiale, professionnelle, sociale est une déchirure intérieure importante. Comment accepter alors de venir au pardon en amour ? Rester dans la vengeance ou pardonner ? Fuir ou pardonner ? Le pardon, un retour au JE de l’amour. Le pardon n’est pas l’oubli. Il faut déjà bien prendre conscience de cela. En effet, décider d’aller vers le pardon ne veut pas dire qu’on va mettre tous les déchirements de côté. Non décider de pardonner en amour c’est se regarder dans l’amour et regarder son partenaire passé. Le pardon c’est un retour à soi. Il est intérieur. Il élimine alors toute part de culpabilités, de jugements, de rancœurs , de souffrances qui nous encombrent le cœur. Il nous invite à revenir à notre JE de l’amour. Le pardon nous montre aussi quelle est notre part de responsabilité et quelle est sa part de responsabilité ? Il nous montre notre histoire dans l’amour. Et parfois si ce n’est pas la question de la responsabilité, c’est tout simplement grâce à ce travail personnel qui peut durer longtemps, qui nous permet de prendre conscience de quelles sont mes limites et celles de mon partenaire présent ou passé ? Oublier, fuir c’est éteindre sa part émotionnelle de vie. Si nous taisons nos émotions par la vengeance, la fuite, nous taisons notre JE d’amour, notre JE de l’amour au sens général. Nous perdons notre place. Nous éteignons notre amour pour soi, pour l’autre et nous risquons de reproduire ce schéma très régulièrement. Pardonner c’est se dire je t’aime et je t’aime au partenaire présent, ou futur en conscience. C’est se dire que je prends conscience du mal que j’ai vécu, je l’accueille, je l’accepte et je garde mon monde émotionnel qui est vital. Très souvent quand on dit je ne lui pardonnerai jamais, on se dit tout simplement à soi qu’on ne se pardonne pas et on utilise la stratégie la plus universelle qu’il soit à a savoir la survie. On survit à tout. On ne vit pas, on survit et on met dans l’ombre toutes les émotions que cette situation nous amène à vivre en pleine conscience. Alors oui, ce n’est pas toujours évident, voir humain, d’accepter de pardonner ce qui pourrait être l’impardonnable. Mais rester dans le rôle de la victime, du martyr c’est se blâmer soi-même au bout d’un certain temps, c’est mourir avec sa vie et son amour. C’est s’oublier soi et l’autre qui est sur notre chemin d’amour en devenir. Quand on souffre et que le monde nous écoute, nous console, panse nos blessures, on reste dans une phase de vie où la guérison et le pardon ne sont pas authentiques. Il faut savoir passer ce flot et regarder la lumière devant soi. Pardonner en amour c’est aussi IMAGINER, RESSENTIR, quand ce n’est pas possible de le faire concrètement pour soi et pour
Article original écrit pour le site www.lesmotspositifs.com Les ruptures laissent parfois des sentiments non résolus dans une famille qui peuvent générer des blessures profondes qui ne nous quitteront jamais. Dans une séparation, les enfants comme les parents doivent apprendre à vivre dans de nouveaux repères physiques et émotionnels. Ces nouveaux environnements relationnels déstabilisent et créent des zones d’inconfort en nous. Cet entre-deux, après la rupture, est compliqué à gérer car ils creusent des trous béants en nous que nous n’arrivons pas toujours à combler. Ces trous dans l’âme font naître alors ces blessures du silence. Celles-ci sont non visibles et laissent paradoxalement des empreintes au fond de soi. On ne les voit pas et pourtant elles font tant de bruit dans le cœur et créent tant de virages manqués dans notre chemin de vie. Ces dernières joueront un rôle dans notre relation aux autres et toucheront en plein cœur l’âme de l’enfant. Quelles sont ces blessures du silence ? Comment faire pour les guérir ? Les blessures, une porte vers notre âme Se séparer d’une personne relève très souvent d’un choix inévitable dans un couple. Cela peut mettre ensuite l’enfant et les deux parents dans une situation insécure, voire extrêmement douloureuse. Une rupture crée toujours des blessures profondes qui se mémorisent dans le corps sans que nous puissions réellement nous en rendre compte immédiatement. Elles naissent en nous telles des petites cellules qui petit à petit vont s’étendre dans tout notre espace intérieur. Elles ne se discernent pas à l’œil nu forcément. Elles sont invisibles et pourtant ces dernières seront présentes en nous et impacteront toute notre personnalité, tout notre amour avec soi et avec l’autre. Elles nous détruiront autant qu’elles nous apprendront à nous construire et à devenir des personnes résilientes. Si ces dernières seront déterminantes pour notre parcours de vie, elles seront pour les enfants des blessures silencieuses qui toucheront leur âme. Ces blessures de l’ombre naissent chez l’enfant comme des incompréhensions, des retours à l’abandon et une sensation de solitude irréversible. Ces blessures du silence viennent de tous ces non-dits accumulés à l’intérieur, toutes ces colères, toutes ces choses qu’ils n’osent tout simplement pas dire. Qu’ils gardent en eux comme des secrets inaccessibles. Ces blessures silencieuses sont celles que les adultes véhiculent dans la séparation et que l’enfant reçoit en plein cœur, absorbe comme une éponge. Dans toute séparation, les parents eux-mêmes ont des blessures du silence. Elles sont celles de la colère et de la rancœur et qui deviennent par ricochet des blessures du silence aussi chez l’enfant. Nous ne pouvons pas les contrôler et elles deviennent des fardeaux difficiles à porter. Ces blessures sont comme des aspirateurs de notre énergie. Elles nous pompent notre dynamisme, notre joie de vivre et finissent par éteindre l’envie d’aimer et de communiquer cet amour. Certains enfants auront tellement leur âme touchée qu’ils resteront dans le mutisme et chercheront à nous montrer leur mal de toute autre façon. Comment peuvent-ils exprimer ces trous béants à l’intérieur d’eux-mêmes, cette blessure à l’amour où le couple d’aimés se séparent ? C’est tout le sens à l’amour qui disparaît d’un seul coup et qui laissent un vide énorme en eux. Cela devient une misère de l’âme blessée, une blessure muette qui se divise en deux énergétiquement, une partie chez chaque parent. Et pour le parent, c’est la même chose. La blessure du silence appelle à l’intelligence relationnelle de l’amour. Apprendre à taire nos colères pour laisser encore un semblant de sentiment réuni autour de l’enfant. Mais cette âme blessée est encore en proie à l’autre pour éviter simplement de tout casser, et détruire l’amour. Ces blessures du silence sont toutes ces choses qu’il ne vaut mieux pas hurler parce que cela n’arrangera rien. Et l’enfant le sent profondément. Tous ces silences entre vous et votre enfant parce qu’il y a des mots qui ne traduiront jamais la douleur apparue à cause de la rupture. Et puis toutes ces choses que nous n’arrivons pas à exprimer nous en tant qu’adultes lorsque nous voyons notre enfant affecté par une séparation. Aucune parole ne peut exprimer tout ce que ressent votre enfant au cœur de ce tournant dans sa vie. Car il y a à la fois toutes ces choses qu’on n’ose pas dire et qu’on garde en soi parce que les sentiments non résolus deviennent des blessures, des douleurs psychologiques qui sont lourdes dans le cœur d’un enfant lorsqu’il vit cette séparation. Il ne s’agit aucunement de culpabiliser sur notre décision de se séparer de quelqu’un que vous n’aimez plus, ou qui vous a fait souffrir ou avec qui vous ne pouvez plus vivre. Il ne s’agit aucunement de prendre une responsabilité de protection à tout prix vis-à-vis de son enfant en disant que vous ne voulez pas qu’il soit au milieu de tout cela. Les blessures du silence peuvent apparaître dans le cadre d’une rupture mais peuvent aussi naître au sein même du foyer familial lorsque les deux adultes ne sont pas capables de communiquer et d’être dans une relation responsable. Il faut apprendre à être honnête, authentique et même si des choix entraînent des bouleversements. Les blessures du silence touchent l’âme des enfants à la fois dans le chaos mais aussi dans le renouveau. Tous les enfants ont des blessures du silence. Il faut apprendre à les détecter. Notre lien d’amour n’est pas que physique, il est aussi grandement spirituel. Nous avons l’un et l’autre dans notre lien un rôle à jouer. Des étapes dans la vie même si le chemin est commun, reste des enseignements individuels tant pour l’enfant que pour l’adulte. Si l’âme de l’enfant est touchée, c’est pour qu’il apprenne à transformer sa douleur en éclat de force. Boris Cyrulnik parle de force intérieure. Transformer la douleur en force motrice. C’est là tout le pouvoir de la résilience et nous en sommes tous capable grâce aux découvertes des neurosciences au travers de la neurogénèse. La rupture entraîne une séparation d’amour avec ces enfants qui n’est pas toujours facile à gérer. Comment guérir ces blessures du silence ?
Les blessures, ces souffrances cachées sont des nervures de la vie comme celles des feuilles. Elles sont notre douleur tout comme notre force.L’épanouissement, la réussite sont souvent le paravent à beaucoup de blessures en nous. Petite, j’aimais enlever la partie verte de la feuille en suivant les nervures de celle-ci. Il ne me restait alors que ce squelette de la feuille composée des nervures, minces filaments. Le vert de la feuille disparu et il reste seulement les nervures. Elles tiennent sans le vert de la feuille ou ce qu’on appelle le limbe. On a alors la nervure principale et les nervures secondaires. Combien de fois ai-je observé ce corps de la feuille sans limbe et combien de fois me suis-je demandé comment tout tenait si finement, telle une dentelle fragile. Ces veinures apparentes forment ce qu’on appelle les blessures de la feuille. Mais il faut savoir que malgré ces blessures, toute la feuille est irriguée. L’eau circule dans tous ces réseaux et assure la constante croissance de la feuille. Par cet exemple de cette architecture végétale, je souhaite faire le parallèle avec nous-mêmes, et nos blessures. Nous avons tous une nervure principale et des nervures secondaires, ces blessures qui nous tiennent. Il est prouvé également que malgré une perforation dans la feuille qui couperait une nervure, l’eau continue à circuler. Une perforation qui pourra être celle de la maladie, d’une séparation, d’une mort. C’est donc une comparaison passionnante au regard de notre vie et des blessures qui peuvent être ces nervures constantes et pouvant être bouleversées par des chocs, des traumatismes forts survenant dans notre vie. Les nervures symbolisent nos chemins, nos rencontres, nos liens, nos relations, toutes ces coïncidences non hasardeuses qui constituent notre arborescence de vie. L’eau qui nous nourrit et nous laisse vivant tout en continuant notre croissance. L’eau représente notre pouvoir personnel. Le pouvoir personnel agit toujours pour nous tenir. Il s’agit par conséquent de prendre conscience de notre pouvoir et de tous les possibles pour le maintenir et l’accroître. Les nervures de la vie constituent notre généalogie de l’être. Nous ne pouvons y échapper. Certains diront que rien n’est écrit et d’autres affirmeront que le destin est une histoire de volonté qui nous appartient. Les nervures de la vie, ces blessures sont notre arbre. Elles constituent ce squelette non apparent et qui reste caché dans notre corps. C’est toute cette écologie personnelle et profondément intime qui nous relie avec le monde extérieur. C’est comme une empreinte ADN, comme une empreinte de votre main. C’est l’empreinte de votre vie. Les nervures sont rigides et représentent le symbole de notre arborescence centrale qui est reliée à nos blessures. Cette arborescence est une réussite dans notre incarnation. Nous nous développons autour de ces nervures principales et secondaires. Rien ne pourra les déchirer, les ramollir. Elles vont continuer leur croissance coûte que coûte même si ces ramifications vous semblent tellement fragiles par moment ou tellement lourdes à porter en soi. Nos blessures sont notre essence. Elles sont ces nervures essentielles à notre existence. Retirer avec douceur ce qui les encombre, agir pour mieux respirer. La résilience a ce pouvoir de la transformation et de la résistance. Faire de cet effeuillage progressif de nos blessures une facilité à grandir et à mieux s’aimer aussi. Notre squelette fait de nervures nous tient quoiqu’il en soit et il est prêt sans cesse à se régénérer dès que des mains agissent pour enlever la lourdeur, l’étouffement à notre propre développement. Soyons feuille, soyons nervures et regardons la nature comme un enseignement sur notre résilience et sur notre réussite à la vie. L’épanouissement, la réalisation de soi est le fruit de blessures que nous avons réussies à aimer et à transformer. C’est le bénéfice d’un travail, d’un développement sans cesse de ces nervures accueillies en soi pour mieux apprendre et mieux être tout simplement. Nelly
Il arrive un moment où ce qui nous semblait être le fondement même de notre vie doit être détruit. Il arrive alors que dans cet instant, au milieu de ces ruines, remontent toutes vos peurs, vos angoisses, vos blessures. IL ARRIVE ALORS QUE VOUS N’EN VOULIEZ PAS, QUE VOUS REJETIEZ TOUT ÇA, OUI TOUT ÇA, TOUS CES RESTES, TOUT CE QUI FUT. Il arrive que devant ce tas de pierres, vos petites âmes endormies et ensevelies sous vos gravats de ce grand édifice que vous aviez érigé, deviennent des miroirs inquiétants de vous-même. Et c’est ainsi que toute la vie prend un sens sacré, non pas celui des croyances mais bien celui de la profondeur même de son être. Nous sommes faits de ruines et de pierres à casser et à remettre en poussière pour mieux s’envoler en liberté. Cette profondeur pourtant nous fait pâlir, cette profondeur nous donne la nausée, le vertige, nous met du brouillard dans les yeux. On veut la cacher, on veut combler ce trou béant de l’âme. Pourquoi ? Pour se sentir mieux, pour être en sécurité. Cette profondeur si obscure que nous avons tellement tentée de cacher, se présente là devant nous en cet instant du rien, du presque rien anéanti. Ce rien de l’enfance, celle de nos blessures, celle de nos peurs enfouies. Celle qui nous a empêché de faire l’amour. Ces vestiges du rien en apparence vous appelleront à creuser, à aller au cœur de votre abysse encore plus profondément. Cela vous semblera incroyable de tant creuser et vous arriverez malgré tout à vous faufiler au milieu des roches cassées. Vous vous rendrez compte que cette profondeur est incroyable et si rare. Puis, viendra cet instant de grâce, cet axe sacré entre vous, la vie et l’amour, entre vous et vos vestiges et se présentera alors devant vous votre trésor. Un trésor si rare. Celui de l’amour. Un trésor proche de votre mise au monde, un trésor en lien au premier cri. Puis, toujours se rappeler que dans nos vestiges se terre ce cri, notre cri et qu’il ne faut pas oublier. Ce trésor de l’amour, c’est le nôtre. Ce trésor qui nous apprend à faire l’amour à soi et à l’autre. IL VIENT VOUS TOUCHER LA PEAU, LE CORPS, LE CŒUR ET L’ÂME. IL VOUS TROUBLE, VOUS FAIT TREMBLER AU CONTACT DE SON SOUFFLE. Vous découvrirez sans aucun doute que c’est au trésor qu’il faut faire l’amour. C’est à l’intérieur de votre trésor que naît votre sexualité de l’âme, celle qui vous unit à quelqu’un. CELLE QUI VIENT TOUCHER LA MORT ET LA NAISSANCE. CELLE QUI VIENT FRÔLER VOTRE SENSIBILITÉ COMME UNE CARESSE LENTE ET DÉLICIEUSE. CE TRÉSOR DU SILENCE DE L’AMOUR. CETTE SEXUALITÉ SENSIBLE QUI VOUS PARLE ENFIN. Quand faire l’amour devient un espace entre toi et moi que nous créons dans un dialogue de ruines et de poussière, dans un dialogue profond, dans une caresse qui me laisse partir peut-être loin de tout. IL FAUT ALORS DÉTRUIRE, OUI CASSER, POUR TROUVER SON TRÉSOR. Abattre puis creuser au fond de soi, au fond des autres et atteindre la relation d’amour avec moi, avec toi. TOUCHER LE SENS DE L’AMOUR ET APPRENDRE À FAIRE L’AMOUR ENFIN.
Article original écrit pour le site www.lesmotspositifs.com Un deuil, une séparation physique de quelques semaines sont des absences douloureuses qui vont creuser votre ventre émotionnel et vous feront ouvrir les yeux sur la vie, sur le sens de l’amour. L’absence d’un être cher nous fait mesurer l’importance de sa présence. C’est souvent dans les moments de séparation qu’on se rend compte de tout l’amour que l’on porte à la personne qui nous quitte. Nous avons tous dit après le départ d’un être aimé qu’on aime, combien c’était bien d’être ensemble, combien cette relation est essentielle dans sa vie, combien nous avons envie de la retrouver. Derrière l’absence, il y a une réelle prise de conscience sur la place de la personne dans votre vie. Cette prise de conscience n’est pas toujours facile à gérer et à accueillir en soi car lorsqu’elle part c’est le vide et la solitude. On ne s’habitue pas à être séparé d’une personne qu’on aime. Cependant, on essaie et on finit quand même par trouver un sens à cette absence. Que se passe-t’il donc en nous pour que nous peinions à dépasser cet obstacle ? Comment arrivons-nous malgré tout à faire de cette absence une présence dans son cœur et à continuer malgré tout à vivre? Le paradoxe émotionnel Nous avons tous éprouvé l’absence de quelqu’un. Nous avons tous ressenti une profonde tristesse et montré une réaction à cette situation qui différera d’une personne à l’autre. Alors que ces départs soient ceux d’une séparation éphémère de quelques jours, semaines ou mois, ou que cette séparation soit durable à cause d’un décès, le premier état de notre cœur est la souffrance. Ce chagrin d’amour nous bouleverse et nous aurons parfois bien du mal à surmonter cette absence. Quand un être cher vous quitte, quelque chose en vous devient aride et provoque une spirale de doutes et de peurs. Vous perdez confiance en vous. Vous vous sentez seul. Lorsqu’un être d’amour n’est plus là à vos côtés, la première chose qui se passera en vous ce sera la quête aux souvenirs partagés. Vous cherchez dans tout votre quotidien, vos habitudes, vous cherchez à vous reconnecter avec la personne. On prend alors conscience que la présence de l’être cher est importante. Vous êtes en train de vivre un paradoxe émotionnel. A la fois, vous n’acceptez pas cette situation, vous en voulez à tous les paramètres extérieurs qui ont poussé à votre séparation et à la fois vous raisonnez et vous finissez par trouver vos propres ressources qui vous aideront dans cette épreuve. Cela fait partie du pouvoir de chaque personne que nous soyons adulte comme enfant. La douleur éprouvée en vous vient rencontrer une forme de sagesse qui vous aidera à surmonter cette épreuve. Vous chercherez quoiqu’il en coûte à réduire votre douleur sans pour autant oublier la personne aimée. C’est une stratégie de survie qui a une explication purement scientifique. Comment s’explique ce paradoxe émotionnel ? Dans un premier temps, vous serez dans le refus de cette absence. Vous pleurerez beaucoup, vous vous renfermerez. Votre chagrin d’amour vous brisera le cœur. Ce paradoxe émotionnel bouleverse votre esprit et votre cœur. Le cœur refuse la souffrance liée à l’absence et l’esprit trouve les moyens de survivre à cette situation en acceptant ce qu’il se passe. L’absence d’un être cher peut donc nous faire agir paradoxalement. Entre colère et refus, et acceptation et amour pour l’autre. L’équilibre dans ce paradoxe émotionnel se réalise grâce à notre cerveau. En effet, celui-ci cherche constamment à équilibrer nos émotions. En d’autres termes, lorsque vous vous retrouvez à vivre une absence, le premier réflexe sera tout d’abord la douleur, la souffrance, les pleurs. Nous perdons notre stabilité émotive face au monde. Cette phase est pourtant essentielle pour prendre conscience de la présence de l’autre dans son environnement d’amour. Une fois que ces émotions intenses se sont exprimées, notre cerveau rentre en action pour réaliser une stimulation émotionnelle correctrice. Cette action cérébrale relève de la théorie de l’antagonisme motivationnel développée par Solomon et Corbit en 1974. D’un point de vue plus général, l’être humain est confronté à cette alternative constamment. Nous pouvons passer de la joie d’être avec son amour puis celle-ci va vite décliner pour nous faire ressentir une extrême solitude. Le paradoxe émotionnel est donc un incontournable dans toutes séparations d’amour, dans toute absence. Celle-ci bouscule tout notre état émotionnel et notre cerveau va réagir en conséquence pour que nous retrouvions un état d’équilibre nous permettant d’accepter cette situation. Cependant, même si cette explication scientifique est valable pour chacun d’entre nous, nous restons différents face à la gestion de cette absence. Chaque absence relève de notre histoire et de notre lien avec la personne. Les raisons de l’absence rendront la prise de conscience de l’importance de la présence plus ou moins compliquée. Vivre l’absence d’un être aimé est complexe, paradoxal. Accepter quelque chose que nous ne voulons pas au fond de nous. Comment s’en sortir alors et faire en sorte que cette absence reste un état d’amour ? Cette complexité à comprendre et à dépasser est due à notre personnalité et plus précisément à notre résilience personnelle et réciproque quand il s’agit d’une séparation entre deux personnes. Alors, comment s’en sortir alors et faire en sorte que cette absence reste un état d’amour ? Le courage L’absence crée un état de souffrance intérieure que certains vivront avec beaucoup de douleur. Il faut donc beaucoup de courage tout d’abord pour surmonter cette épreuve de vie. Le courage renvoie au cœur. Les personnes courageuses sont des personnes de cœur, connectées à leur sensibilité, leur amour pour eux-mêmes et pour l’autre. Cette force est associée à une tendresse incontournable pour vivre ce moment de vie. Les personnes tendres sont plus résilientes face aux épreuves, aux traumatismes de la vie. La résilience Vivre l’absence d’un être aimé nécessite une résilience personnelle pour ne pas faire de ce manque une souffrance chronique qui s’apparenterait à de la dépendance affective ou à de la solitude intérieure qui nous coupe de toute relation. L’absence liée à une séparation éphémère ne
Le développement personnel peut commencer par la connaissance de la pyramide de la transformation personnelle. A quel moment dans notre vie prenons-nous conscience que nous devons changer quelque chose? La maladie, la perte d’un être cher, la solitude, le renfermement, un accident, une dispute et tant d’autres situations qui nous appellent dans notre blessure silencieuse à modifier quelque chose dans notre chemin, quelque chose à changer, transformer, transmuter pour aller mieux. Il y a beaucoup d’explications à ces noeuds de la vie qui nous bloquent une situation et qui nous laissent dans une épreuve. Ce sont tous ces cailloux qui nous font chuter et retomber encore. Pourtant, il y a un processus qui peut nous aider à nous transformer. Car en soi rien n’est facile dans l’apprentissage de soi, dans le développement personnel car tout est mouvement. Et il est toujours utile tout simplement de lire et de voir comment la transformation personnelle peut s’opérer et résonner en nous jusqu’à ce que cela change et nous donne accès à une réelle estime de soi. La pyramide de la transformation personnelle est un mouvement d’amour pour soi, sachez-le. Nos peurs, nos blocages émotionnels, nos emprises anciennes, nos héritages familiaux sont autant d’indicateurs repoussant notre évolution personnelle et unique. LA PYRAMIDE DE LA TRANSFORMATION PERSONNELLE EST UN ACCOMPAGNEMENT POSITIF SUR VOTRE PROCESSUS D’APPRENTISSAGE DANS LA VIE. La vie est une longue initiation. Elle est complète et à sa juste place de cycle de la vie quand vous ressentez ce mouvement et que vous ne l’empêchez pas de se réaliser. Alors il est certain que nous ne sommes pas tous égaux face à ce mouvement car nous sommes empreints de notre vécu, de nos relations, de notre environnement et parfois cela constitue de réels empêchements à la transformation personnelle qui reste cependant essentielle. La pyramide de la transformation personnelle est un mouvement d’amour pour soi et une fois que vous l’avez intégré et conscientisé dans la matière, dans votre matrice alors le chemin va être riche et merveilleux pour son âme. Dans la pyramide transformationnelle, il y a 5 paliers: 1.La base de la pyramide transformationelle: Prise de conscience, quelque chose doit changer. Ce premier palier, vous le ressentez tous à différents moments de votre vie. Il est la première étape. Pour comprendre ce qu’il se passe en vous, il n’y a rien de mieux que d’écrire ce qui doit changer en vous ou dans votre vie selon votre ressenti, point de vue. Il peut y avoir plusieurs choses. Cependant, pour entrer dans le processus de transformation, Il est nécessaire d’en garder une et de continuer ainsi le mouvement du processus avec cette chose que vous aurez identifiée. Il ne sert à rien de tout entreprendre. Commencez petit. Cela peut être très matériel, quelque chose dans votre environnement que vous n’aimez pas. Cela peut être une personne dans votre entourage qui est toxique pour vous. 2. Le deuxième palier: Responsabilité, c’est moi qui crée ma réalité. Lorsque vous prenez conscience qu’il y a quelque chose à modifier, ne remettez pas la cause sur quelqu’un ou sur une quelconque situation. Si vous en êtes là, prenez conscience que c’est vous qui avez créé cette réalité. Vous avez en quelque sorte attiré cette situation. Il ne s’agit pas de se rendre coupable, de se dévaloriser mais juste d’accepter que la transformation personnelle se passe obligatoirement en acceptant que c’est vous le responsable de votre vie et pas les autres. 3. Le troisième palier: Le pardon, je me pardonne et je me concentre sur mes forces. Le pardon à soi-même est une réconciliation authentique avec soi. Il va nettoyer tout ce qui vous submerge émotionnellement. Il est la phase d’acceptation essentielle pour envisager le quatrième palier. Pour réaliser votre pardon, isolez-vous, écrivez tous les pardons dont votre coeur a besoin sur un carnet d’écriture par exemple. 4: Le quatrième palier: Paix, je me sens bien. Cette plénitude va vous rendre complet et aligné pour la transformation personnelle. Il faut être en paix avec soi pour être dans le mouvement de l’amour. Pour ressentir cette paix intérieure, offrez-vous un temps de retraite en nature, un recul en méditant ou bien tout simplement en faisant quelque chose qui vous fait du bien ( lecture, écriture, sport…) 5. Le cinquième palier: Joie, je vis Une fois que vous avez atteint les quatre premiers paliers, vous ressentirez un bonheur unique. En effet, ces quatre étapes sont primordiales pour atteindre cette joie intérieure et cette joie de vivre. QUELLE SATISFACTION DE SE DIRE QUE NOUS AVONS RÉALISÉ TELLE CHOSE EN ÉTANT ENTIÈREMENT DANS NOTRE RESPONSABILITÉ. Vous l’aurez compris la pyramide transformationnelle est un engagement personnel et vous n’obtiendrez des résultats qu’en acceptant que chaque étape est une métamorphose profondément intime. Mais cette dernière ne se fait qu’avec beaucoup d’amour. Vous apprenez dans ce mouvement d’amour à davantage vous aimer, à vous estimer honnêtement et pleinement. Vous n’avez pas besoin du regard des autres pour faire vos choix. En revanche, il est évident que la pyramide de la transformation personnelle a un impact sur nos relations aux autres. Lorsqu’on entame un processus de transformation personnelle avec engagement, il y a le facteur risque à prendre en considération. Cela va enclencher d’autres mouvements par ricochets. Mais osez prendre ce risque sans peur. Tout est à gagner, je vous assure. Ayez confiance en la vie et en votre pouvoir. “Saute, le fil apparaîtra” La pyramide de la transformation personnelle est un mouvement d’amour pour soi mais elle peut aussi être vécue et engagée par deux personnes en même temps. C’est un bon moyen pour un couple par exemple de changer ensemble ce qui vous gêne, vous rend triste et empêche votre amour de se développer. Cela est valable dans toutes les relations d’amour bien évidemment. Je vous souhaite donc une belle transformation personnelle. Et si vous voulez aller plus loin dans le développement de l’amour de soi et dans vos relations, mon livre Les 7 rêves de l’amour, un voyage en pleine confiance du coeur propose également tout
C’est vrai qu’il faut beaucoup de courage pour sortir de certaines situations où on vous a jugée, trahie voire salie. Nous traînons très souvent toutes ces fêlures à l’intérieur de nous. Il n’y a rien de pire que le jugement qui vous éloigne des autres. CHAQUE FEMME FAIT COMME ELLE PEUT. ET J’AI PU CONSTATER COMBIEN CERTAINES FEMMES BLESSÉES ONT RÉUSSI À SE RECONSTRUIRE. Vous pouvez lui dire tout ce que vous voulez, la mettre en garde, la menacer, plus rien ne l’atteindra lorsqu’elle aura été blessée profondément. Cette blessure profonde qui ouvre des cicatrices humaines dont parfois on ne s’en remet pas vraiment. ON N’OUBLIE JAMAIS CE QUE LES AUTRES NOUS ONT FAIT, COMBIEN ILS NOUS ONT FAIT SOUFFRIR MAIS L’AMOUR EST UN CŒUR QU’IL FAUT SAVOIR PANSER, GUÉRIR MÊME LORSQUE RIEN NE S’OUBLIE MAIS QUE TOUT PEUT SE PARDONNER MALGRÉ TOUT. Une femme blessée vous sourira, ça lui arrivera. Parfois elle ne dira rien et parfois elle criera. Lorsque l’âme est blessée, la femme est tout. Elle traverse les chemins, monte les montagnes et redescend avec le vertige à côté. Une femme blessée c’est comme un homme blessé, ça finit par laisser les gens dire, ça finit par laisser la médisance glisser. Plus rien ne l’atteint quand on l’a touché dans son âme, quand on a fait n’importe quoi avec l’amour qu’elle pouvait apporter aux uns et aux autres. Une femme blessée n’a pas de règles pour vivre. Elle suit son instinct, elle suit son courage battant à tous les vents. Rien n’est plus fort qu’une femme blessée qui réussit à se reconstruire. Elle a atteint le sens de sa vie, l’intensité de sa connexion au monde. A quoi sert-il de s’arrêter davantage devant les bourreaux et les juges à la vie ! Une femme blessée n’a plus de tribunal devant elle. Elle a appris à dire juste la vérité et tant pis si elle n’est pas belle à entendre et tant pis si elle vient détruire aussi ce qui doit changer. UNE FEMME BLESSÉE, LA MORT DANS L’ÂME, ARRIVE À BOIRE DE NOUVEAU LE FLOT DE LA VIE. C’EST LA MORT AU CREUX DU VENTRE QU’ELLE S’ÉLOIGNERA PARFOIS DES GENS QU’ELLE AIME CAR ELLE NE PEUT PLUS SE SENTIR COUPABLE. Coupable de quoi ? De toi, de vous ? de vos craintes, de vos peurs, de mes responsabilités ? Une femme blessée apprend, s’enseigne et initie autre chose que la soumission et la répétition. Rien n’est plus fort qu’une femme blessée qui arrive à se reconstruire devant les autres. Rien n’est plus fort qu’une femme blessée qui arrive à se reconstruire en vous montrant ses blessures et ensuite ses cicatrices. Nous sommes chacune l’une de ses femmes qui un jour ou plus prenons des décisions la peur au ventre, le cœur brisé, l’attente au lointain. Nous sommes nombreuses à sauter dans le vide et se rendre compte que cela a un goût de liberté même s’il faut à nouveau apprendre toute l’étrangère que nous sommes. Une femme blessée pleure aussi, rit tellement, embrasse, caresse, voyage, lit, écrit, regarde les autres, admire le ruisseau et sent la fleur coupée tout en soufflant sur le pissenlit. Rien n’est plus fort qu’une femme blessée qui retrouve l’amour, qui respire enfin le parfum de sa vie. Celui qu’elle a peiné à trouver, à concocter aussi telle une sorcière de l’amour, une ombre de la nuit et du jour. Une femme blessée qui arrive à redémarrer, qui arrive à sauter l’obstacle, peut aussi tomber, mais elle se relève et finalement y arrive très bien aussi. Elle se présente en se montrant de dos comme de face et puis elle vous dit que ce n’est pas si difficile de dire aux autres : « je suis authentique avec mes blessures, mes forces, mes inquiétudes, mes élans, ma haine, mon amour pour tous ceux qui m’entourent, pour tous ceux qui vivent près de moi. Rien n’est plus fort qu’une femme blessée qui arrive à se reconstruire car en la voyant vous n’avez qu’une envie la prendre dans vos bras et lui dire : « TU VOIS C’EST SIMPLE DE SE DIRE JE T’AIME MÊME QUAND ON EST SEULE. » Une femme blessée c’est la solitude face aux autres et c’est la solitude à deux aussi. CAR QUI PEUT AIMER UNE FEMME BLESSÉE ? Certainement celui ou celle qui aura vu, compris que la vie n’est pas un château construit en image mais bel et bien un édifice où chaque roche, chaque ciment a son importance. Chaque blessure, chaque amour est un fondement. Chaque étape, chaque ragot, chaque mot, chaque acte, chaque don, chaque pardon est une ode à la vie et chaque homme, chaque femme blessée peut prendre un bol d’air et continuer malgré tout. Oui malgré tout.
Pétrichor, ce mot que je lis depuis quelques semaines dans une répétition qui me fait prendre conscience qu’il y a certainement une histoire derrière ces lettres et cette sonorité. Il y a dans ce mot une rencontre d’amour qui vous laisse étranger car vous ne l’avez jamais rencontré. Pourtant, vous connaissez ce mot et vous l’avez même éprouvé, vécu, ressenti tout au fond de vous-même. Petrichor est une odeur de la vie. C’est un parfum mêlé de terre et de pluie. Il est la fusion merveilleuse d’une rencontre d’amour hors du commun. Celle des larmes d’un ciel et d’un sol empreint des pas de l’homme, nourri par la nature. C’est cette odeur qui vient à vous lorsque la pluie a battu le sol terrestre et que tout s’arrête et que vous marchez les sens en éveil. Ce parfum vient vous réveiller votre âme sensible, il vient brûler votre coeur qui bat au son de cette odeur mystérieuse. Pétrichor est ce nom de l’odeur de la terre après la pluie et qui a ce battement de coeur scindé en deux. PÉTRICHOR EST LA NAISSANCE ENTRE LA PIERRE QUI VIENT DU GREC PETRA ET ICHOR LE SANG DES DIEUX. Ce mot dévoile une histoire d’amour. Une rencontre heureuse qui nous rend fébrile et touche les prémices d’une sensibilité intime entre le ciel et la terre, entre les larmes et le coeur. Je ne saurai dire combien ce mot d’amour peut renvoyer à toute notre puissance d’amour, celle qui sommeille et qui au contact de la vie, de l’ouverture des cieux et de la terre laisse entrevoir tous les chemins de vie, tous nos souvenirs et toutes nos émotions. Ces chemins intimes guidés par cette odeur au parfum sensuel qui promet les escapades et les découvertes en amour. Pétrichor ce mot aux accents sensoriels, une rencontre d’amour qui rentre en nous comme un souvenir qui ne s’oublie pas, comme cette histoire d’amour que vous aurez enfouie en vous et pour laquelle vous respirez parfois quelques larmes de l’oubli. Pour laquelle tout semble possible encore, pour laquelle votre coeur bat encore. Cette histoire d’amour qui ne se termine jamais, cette histoire qui vous ramène à vous, votre monde émotionnel. Ce mot que j’écris, ce mot que je dis, ce mot que je respire ou encore que je caresse en fermant les yeux. PETRICHOR EST TOUT UN PHÉNOMÈNE. LORSQUE LA PLUIE TOMBE, ELLE SE MÉLANGE AU SOL ET FORME DES PETITES BULLES D’AIR QUI ÉCLATENT ET LIBÈRENT DE CE FAIT DES PETITES PARTICULES ODORANTES DANS L’AIR. Mais alors pourquoi est-ce si agréable de rencontrer pétrichor? La pluie nous attire, elle éveille notre instinct animal car pétrichor sert à communiquer aux animaux la présence de l’eau mais il a surtout ce parfum de l’amour en soi. Ce parfum qui vient réveiller vos sensations, vos émotions profondes. Les effluves de la pluie ravivent votre passé. Pétrichor, cette rencontre de l’amour est une belle guérison pour l’amour de soi tout simplement. Pétrichor vient caresser votre tendresse, votre résilience. Nelly
Article original écrit pour le site www.lesmotspositifs.com Il y a des tristesses d’amour qui vous transpercent l’âme et qui peuvent même éteindre les battements de votre cœur. Vous ressentez les symptômes suivants : Ça fait mal au cœur, ça vous transperce comme un coup de poignard, ça vous pince tellement fort que vous avez du mal à respirer. Vous croyez mourir d’amour. C’est une plaie ouverte, une cicatrice qui naît en vous. Avoir le cœur brisé c’est quand on meurt d’amour, quand vous sentez en vous le silence d’un rythme qui ne bat plus la vie. On a le cœur brisé quand on perd un proche, on a le cœur brisé quand on se sépare, on a le cœur brisé quand quelqu’un nous fait mal. C’est le cœur en tristesse, c’est l’émotion à son paroxysme, c’est l’esprit à l’envers et le physique faible et dans l’oubli. On se laisse glisser dans le chagrin d’amour et on ne se rend pas compte que nous sommes dans le vide et que nous sommes en train de mourir dans notre cœur. Notre cœur se transforme, se déforme et ne peut plus battre comme avant. Avoir le cœur brisé – ou ce qu’on appelle le syndrome du Takotsubo – tuent 3000 personnes chaque année en France. On utilise l’expression « j’ai le cœur brisé » quand on a mal suite à une profonde douleur émotionnelle. Cependant cela ne se suffit pas en mots, il existe bel et bien un syndrome physique. En effet, suite à une émotion intense et stressante, cela crée une déformation du cœur qui peut provoquer un accident cardiovasculaire grave. Concrètement qu’est-ce que le syndrome du Takotsubo ? Le Tako-Tsubo (TTS) également appelé cardiomyopathie a longtemps été associé à un infarctus mais c’est complètement différent. C’est le ventricule gauche du cœur qui est déformé suite à une émotion forte et qui n’assure plus son rôle de pompe. En quelque sorte, le sang ne circule plus comme il faudrait dans notre corps. Le syndrome du cœur brisé toucherait principalement les femmes et pourrait causer des crises cardiaques. Le takotsubo n’est pas encore diagnostiqué ouvertement. Il semblerait aussi d’après les chercheurs que cette maladie du cœur brisé soit en étroite corrélation avec le cerveau et démontrerait donc que si nous avons du mal à gérer nos émotions fortes nous sommes plus prédisposés à développer ce type de syndrome. Comment alors guérir ce cœur blessé ? Comment se remettre d’un terrible chagrin ? Comment une émotion peut-elle avoir un impact sur notre cœur ? Notre résilience face au cœur brisé. Le choc émotionnel, affectif lié à une rupture amoureuse, une perte d’un proche mais aussi dans tout autre situation amicale ou professionnelle peut entraîner le syndrome du cœur brisé. Les ressentis sont en lien avec nos peurs, nos angoisses, nos déceptions, nos auto-jugements, nos sentiments d’injustice, d’impuissance face à la situation qui nous arrive, face à des actes ou des paroles destructrices, face à des rejets, du harcèlement, de la maltraitance diverse. Divers chocs qui vont toucher votre intériorité et venir altérer votre combat à la vie. Nous éprouvons alors une profonde colère, une intense tristesse qui peut nous pousser jusqu’à la révolte et nous amener dans un profond chagrin de l’âme. De la gravité, nous touchons la mortalité de notre cœur. Tous ces chocs émotionnels viennent vous épuiser moralement et physiquement. Ils sont des facteurs qui peuvent nous détourner de notre propre nature. Pourtant c’est bien en vous que résidera cette force pour conjurer le syndrome du Tako-Tsubo. Aussi étrange que cela va vous paraître, c’est à la fois les personnes sensibles qui sont le plus sujettes au syndrome du cœur brisé, mais c’est aussi celles qui vont réussir à se guérir de cette maladie. Les personnes tendres sont plus résilientes face aux traumatismes de la vie. Pour se remettre d’un cœur brisé, il faut aller au cœur de soi-même, au creux de sa propre conscience et réconciliation, dans sa résilience ouverte. Cette résilience qui va vous permettre de passer du cœur blessé au cœur guéri. Les personnes plus tendres avec elles-mêmes, ouvertes à la connexion relationnelle avec les autres vont pouvoir dépasser les limites et leurs propres souffrances. Car si les facteurs évoqués plus haut viennent de l’extérieur, ils restent néanmoins des miroirs de nos blessures que nous avons enterrées dans notre espace intime. Ce sont les blessures de notre âme avec lesquelles nous devons apprendre à vivre. Avoir le cœur brisé c’est rencontrer nos blessures émotionnelles de l’enfance que l’adulte d’aujourd’hui essaie de cacher tant bien que mal. Mais le cœur a ses propres mémoires et il n’a rien trouvé de mieux que de se manifester dans une déformation pour vous dire que tout peut s’arrêter , se retrouver au bord de la limite si vous ne réagissez pas. Lorsqu’on a le cœur brisé, on perd le sens de la vie, on ne veut plus de contact avec le monde extérieur. On s’enferme dans son propre terrier d’obscurité. Alors oui il faut parfois aller au cœur de ses propres ombres, il faut aller loin, bien loin dans nos racines pour comprendre et arriver à se guérir. Mais se remettre d’un cœur brisé, c’est aussi mettre de la lumière sur ses noirceurs et par conséquent établir la rencontre entre notre ombre et notre obscurité. Pour se sortir du syndrome du cœur brisé et éviter d’aller jusqu’à sa propre mort, il faut accepter : De pardonner et de se réconcilier avec soi D’être résilient dans l’altérité Suivre le flow de sa vie Aimer et être aimé Célébrer la vie Rêver C’est le cœur ouvert que nous arrivons à nous guérir. Lorsqu’on a le cœur brisé, on se dit que plus jamais ça n’arrivera et donc on ferme les portes et on ne laisse plus la vie s’y infiltrer. On se dit que tout est cicatrisé. L’amour est un cœur brisé qu’il faut savoir panser, guérir en acceptant que rien n’est oublié, que rien ne s’oublie, mais que tout peut se pardonner. Il ne sert à rien de tout refermer dans la souffrance sans
Il est arrivé que je ne sache plus où j’en étais. Cette sensation intime où vous restez un étranger face à votre vie. Vous l’observez de loin cette vie en cherchant un horizon. Vous vous retrouvez dans une situation sans trop savoir finalement ce qui vous a poussé à y être. Puis, vous regardez alors votre chemin comme des étapes nécessaires qu’il a fallu passer, voire parfois dépasser tant les épreuves ont été nombreuses. Alors on doute de soi, on doute de sa vie on se demande quel est cet équilibre qu’on appelle le bonheur. ET SI DOUTER SERAIT CETTE CLÉ QUI PEUT PARFOIS VOUS METTRE DANS UNE ZONE D’INCONFORT DÉSAGRÉABLE ET QUI VOUS DONNERA L’IMPRESSION DE RECULER MAIS QUI VOUS POUSSERA QUAND MÊME À AVANCER SANS TROP SAVOIR POURQUOI. Et finalement prendre un chemin qu’on n’avait pas vu arriver. Décider de quelque chose; plutôt ce virage à droite que celui de gauche, sans être vraiment sûr. Cela peut entraîner un trouble intérieur que nous avons du mal à gérer. Nous avons tellement l’habitude de nous rassurer en faisant tout ce qui nous semblerait normal. C’est ce doute qui nous envahit et que nous n’aimons pas. Ce doute qui vient chuchoter au creux de votre oreille que c’est un choix étrange qu’une main de l’univers semble avoir décidé pour nous. Vous vous sentez alors bien seul. Pourtant il est une sorte de solitude bénéfique pour soi qui vient toucher la connaissance de vous-même. Et j’irai même plus loin le doute est l’allié incontournable de notre confiance. En effet, plus vous doutez, plus vous êtes dans un champ de créativité et d’ouverture car il n’y a rien de plus enfermant que les certitudes. Il faut donc se laisser aller dans la solitude du doute. Ce doute qui vient titiller, caresser votre intimité, celui qui vous souffle l’inconnu de vous-même et qui vous invite à aller vers l’inconnu, vers l’étrangeté de la nature humaine, vers votre pleine créativité de l’âme. Vous vous connaîtrez dans l’inconnu, dans l’étranger de vous-même que vous n’avez pas encore tutoyé. Celui que vous oserez peut-être à peine déshabiller mais avec qui vous serez tenté de faire l’amour une bonne fois pour toute. CAR LE DOUTE EST L’AMOUR DE SOI, IL EST L’AMOUR DE TOUT CE QUE NOUS NE SOMMES PAS ENCORE ET DE TOUT CE QUE NOUS NE SAVONS PAS. Nelly
Article original écrit pour le site www.lesmotspositifs.com La réconciliation est un pardon authentique. Cette sincérité vient toucher profondément notre relation que nous entretenons tant avec nous-même qu’avec les autres et le monde extérieur. La réconciliation implique donc d’aller au cœur de nous-même avant tout et d’envisager le pardon envers l’autre aussi. La réconciliation vient réveiller notre globalité humaine tant dans son ombre que dans sa lumière. L’acte d’amour qui se crée au travers de la réconciliation est une force dont on ne devrait pas se passer dans les épreuves de notre vie. Réconcilier vient du latin « reconciliare » qui veut dire remettre en état, rétablir. On sent alors toutes les fêlures, les cassures qui ont mené à cette réparation. Pour illustrer cette caractéristique de la réconciliation, l’art du Kintsugi en est un bon exemple. Dans son livre le kintsugi, l’art de la résilience, Céline Santini décrit cet art japonais qui consiste à réparer les objets brisés en mettant de l’or. Cette technique redonne alors une deuxième vie aux objets. Dans cette délicate transformation, il y a la métaphore de l’amour au travers de l’or qui se crée son chemin pour redonner une existence à ce qui fut brisé, blessé dans l’âme. Remplir, embellir les cassures par des jointures d’or est un geste d’amour déposé sur ce qui a eu mal, sur ce qui fut détruit tout en découvrant, tout en assumant cette nouvelle image de soi. Au travers de cette définition et de cet art, on perçoit la dimension d’une restauration, d’une reconstruction bordée d’amour dont chacun a besoin pour passer d’un cœur blessé à un cœur guéri. On pousse notre responsabilité de guérison jusqu’à la réconciliation de soi avec son être profond, en caressant son âme. On ose aller plus loin dans la puissance de la réconciliation qui devient alors un acte de guérison puissant qui nous aidera à dépasser nos difficultés de la vie. C’est une résilience aux multiples visages car derrière ce pardon à soi se cache toute notre profondeur et notre force à regarder la vie non plus comme des épreuves mais comme un chemin d’existence que nous seuls pouvons traverser dans la sincérité, la tendresse ou pas. Des séparations à la réconciliation Nous vivons tous de nombreux deuils d’amour dans notre vie qui se caractérisent par des séparations d’amour. Qu’elles soient amicales, familiales ou sentimentales, elles peuvent nous bouleverser, nous retourner l’âme et créer des blessures dont on a du mal à se remettre. Très souvent c’est alors la spirale aux tourments qui commence. Les remords, les regrets, les souvenirs, les doutes, les inquiétudes, les peurs, les jugements sont autant de troubles qui nous encombrent le corps et l’âme. On se juge et on se laisse également jugé par les autres. On s’accuse de beaucoup de choses. La culpabilité nous envahit et s’installe. Elle revient à notre porte alors que nous l’avions laissé enfouie en nous lors de notre enfance. C’est la blessure de la honte qui revient adulte. Et une fois que nous entamons ce tribunal à soi, il est souvent difficile de s’en sortir si nous ne prenons pas la mesure de notre responsabilité. Cette responsabilité va nécessairement passer par une prise de conscience. Quand on a honte de quelque chose, soit on reste dans la honte à soi soit on cherche le pardon. C’est un choix simple en apparence qui laisse planer une évidence. Pourtant soit nous irons vers une décision authentique en étant dans une relation sincère avec soi et avec les autres, soit nous resterons des clandestins de notre vie derrière le masque de la honte. Nous ferons du mal ou nous nous ferons du mal sans conscience véritable. Carl Gustav Jung parle de « la psychologie des profondeurs » en expliquant que si quelqu’un nous a fait mal, est-ce que son intention était vraiment de nous blesser ? Les hommes sont adeptes de cette mascarade, de se cacher derrière des intentions purement intimes mais qui ne seront ni explicites pour la personne qui subira ou partagera cette situation ni claires pour nous-mêmes. C’est une blessure que nous créons envers nous-même ou envers l’autre pour la plupart du temps de façon inconsciente. C’est pour cela qu’il est si difficile de revenir à notre responsabilité de relation authentique avec soi. Nous nous persuadons sans cesse de notre honnêteté dans un choix, pourtant nous sommes des menteurs qui ne regardons pas nos écarts, nos manquements, nos ratages, nos ombres de la vie. Alors quand il s’agit de quitter cette zone et revenir à une humilité de soi, tout un chemin d’apprentissage est nécessaire. Accepter nos agissements et notre façon d’être dans le monde revient à donner une place à notre globalité humaine quitte à en pleurer parfois, à en douter, à haïr nos actes et détester nos peurs. Comment se sortir de cette zone inconfortable de l’existence? Comment faire en sorte d’être authentique avec soi-même et accepter d’entrer dans une réconciliation à soi et avec l’autre également, nous permettant ainsi de regarder sans œillère toute la complexité de notre vie, et de notre être. Choisir entre le clandestinement ou l’authenticité, c’est considérer le pardon à soi et à l’autre dont nous sommes réellement capables et responsables. Nos actes ont des causes et des conséquences. Pour atteindre la réconciliation authentique, il revient à trouver une voie qui nous permettra de dépasser notre cercle vicieux de remords. Comment se réconcilier avec authenticité ? Pour vous aider, voici 5 étapes pour atteindre la réconciliation authentique au cœur de vous-même 1. Le remord est une blessure positive, acceptez-le! Le remord est une douleur que nous nous imposons comme une sanction, une peine maximale à ce que nous avons réalisé et que nous jugeons de néfaste. Le remords est une blessure que nous faisons naître si quelque chose ne s’est pas déroulé comme nous l’aurions espéré. Pourtant dans le remord il y a le mouvement de la vie qui n’est pas à considérer comme un châtiment mais plutôt comme une ouverture de l’être à se dire qu’il a agi comme il le sentait. Il arrive que certaines choses nous échappent parfois
Je me suis habituée à aimer quand même dans ces instants où on ne me donne plus rien, où le passé devient une trace sur le chemin que je n’ose à peine regarder. J’ai gardé en moi ce sentiment d’amour malgré l’adversité, la colère. Et ce n’est pas si facile que ça de ne plus aimer finalement. On peut détester, haïr très vite mais désaimer c’est beaucoup plus long et laborieux. Aimer malgré tout Désaimer est un deuil inatteignable pour les coeurs remplis d’amour. Car même quand on croit l’amour parti loin, il revient toujours comme une nostalgie, une mélancolie qui vous envahit le ventre. Vous vous séparez alors de quelques personnes, et puis vous sentez au creux du ventre, au bord des lèvres que l’amour est encore là, il reste. C’est un sentiment quelque peu différent forcément car vous ne vivez plus les mêmes choses. Vous ne battez plus en même temps que le coeur de l’autre. Et pourtant…on s’habitue en quelque sorte. Quitter une situation qui nous est chère peut-être douloureux. Je me suis habituée à aimer quand même dans ces instants où on perd peut-être tout ce qu’on croyait intouchable et immuable. Je me suis habituée à aimer quand même tous ceux qui ont quitté mon coeur parce que je l’ai voulu. Apprendre à quitter certaines personnes, à rendre notre coeur plus seul, c’est simplement considérer un espace qu’on ne permet plus parce que ce n’était plus possible de vivre ainsi. Mais on s’habitue quand même à une nouvelle rencontre avec l’amour car le coeur a besoin de retrouvailles aimantes. On laisse glisser sur soi toutes les gouttes, tout le teint de l’amour passé et on garde juste ce qu’il faut en soi pour continuer et surtout ne pas regretter de l’avoir aimé, ne pas souffrir du manque d’amour qui ne s’est jamais fait la joyeuse aventure éternelle. On ouvre alors son espace du coeur à l’amour plus grand que tout ça. Cela devient une forme inconnue qu’on ose regarder et goûter. Le sens que je donnais à l’amour Je me suis habituée à aimer quand même toutes ces personnes qui n’ont pas compris le sens que je donnais à l’amour. Je me suis habituée quand même à aimer ceux qui ne me veulent plus dans leur vie. Chacun aime à sa façon. Je me suis habituée à aimer quand même la vie et à respirer tout ce que j’ai gardé en moi sans trop savoir quoi en faire. On s’habitue à aimer quand même tous ces aux revoirs dits ou silencieux que j’ai exprimés à l’autre, dans l’étreinte que je ne ferai plus, dans le souvenir d’une histoire, dans le passage où on se tenait la main et où peut-être on s’est aussi racontés un peu de notre vie parfois dans l’espérance de se confier. J’ai appris à aimer quand même tous ceux qui sont partis et qui ne me verront plus mais que je croiserai sans doute dans la rue ou sur un autre chemin. J’ai compris qu’aimer finalement ce n’était pas si compliqué que cela à entretenir. Garder l’amour en soi Au lieu de détester, de réagir à chaque fois que le désagréable veut se faire une place à côté de moi, à chaque fois que tu envisages de me culpabiliser, j’ai plutôt décidé de garder de l’amour en moi. J’ai appris à aimer ces autres qui n’en sont plus et à qui j’envoie du coeur et de l’ouverture à d’autres horizons. J’ai appris à aimer ces êtres partis, ces âmes envolées, à semer des bouts de mon coeur encore et encore. J’ai appris à aimer quand même dans ma solitude. A lire sur mon blog: Guérir la solitude du coeur. Cet amour glisse un peu de mes mains et ça fait du bien de laisser l’amour faire son chemin sans le contrôler et lui montrer qu’il est assez puissant et qu’il peut bien continuer à diffuser tout de lui en moi et aux yeux du monde. Je me suis habituée à aimer quand même en disant au revoir à l’attente, aux regrets, aux mots laissés dans le silence, aux gens perdus, aux personnes parties. Et j’ai choisi d’écrire pour ne jamais oublier, pour ne jamais haïr ce qui n’est plus. M’aimer Je me suis habituée à aimer quand même les gens et puis moi tout simplement je me suis habituée à m’aimer quand même dans un simple flottement d’une fleur colorée dans un champ. C’est un amour qu’on observe, qu’on ressent et puis qui s’envole tout en laissant son air dans notre coeur. Je saisis tout ce qu’il reste de mon amour, de mes rêves pour aimer toujours et encore. L’amour est une habitude de la vie, et c’est très bien de ne jamais l’oublier. Cette habitude si consolable si merveilleuse ne meurt jamais et connaît chaque fois la renaissance que nous voulons bien lui donner. Combien de fois je ne me suis pas aimée. Nelly
UN PROVERBE AFRICAIN DIT QUE LORSQUE VOTRE MAIN VOUS FAIT MAL, LA BOUCHE SOUFFLE DESSUS ET LORSQUE LA BOUCHE EST BLESSÉE, LA MAIN CARESSE. Les émotions qui nous habitent sont des catalyseurs de prise de conscience. En effet, elles sont une entrée profonde dans votre âme. Plus vous tairez votre âme, plus celle-ci cherchera à vous faire comprendre au travers de votre corps, de votre esprit que tous les chemins mènent à la vie et que nier son âme émotionnelle c’est laisser mourir son corps sous le poids des maux. Taire son coeur c’est oublier qui on est. C’est laisser la peur et le jugement des autres communiquer à notre place. L’émotion n’a d’autre solution que de trouver une place, sa place. Elle se trace alors un chemin. Elle se grave dans votre corps. NOTRE CORPS TROUVE SES PROPRES RÉPONSES. CELA POURRA PASSER PAR LES PLEURS. C’est l’une des premières réponses à votre âme blessée dans votre amour. Les larmes coulent le long de votre joue et il vient ce sentiment que tout doit partir vers l’extérieur et se rendre visible aux yeux du monde. Les pleurs sont une expression de l’émotion gravée dans notre corps. ELLES ONT L’APPARENCE D’UNE ÂME TRANSPARENTE QUI VOYAGE SUR NOTRE SILLAGE CORPOREL. Les larmes se fraient un passage dans le cou et parfois elles nous gênent et notre main vient les essuyer. Elles sont aussi celles qui goûtent aux lèvres pour ne plus dire notre colère mais la laisser partir avec notre émotion. Pourquoi je pleure? Quand l’émotion se grave dans notre corps, nous portons en nous l’océan de notre souffrance, la vague de nos troubles passés et nous dévoilons face au monde une âme sensible et peut-être plus vulnérable à ce qui se passera par la suite. Au travers de nos pleurs, on touche à notre corps, on frôle notre conscience et on caresse notre âme. On touche son âme blessée dans l’amour et on offre à notre corps la possibilité de grandir un peu plus enfin. Ce corps émotionnel qui accepte de se dévoiler dans le flot des larmes qui deviennent une graine de la vie. Les larmes, notre âme transparente qui cherche à dialoguer avec le monde, avec nous au travers de l’émotion sensible avec l’autre que nous avons besoin d’éprouver dans la souffrance. Il arrivera que la main caressante sera celle d’un autre, sera celle de celui qu’on aime. Votre âme transparente alors deviendra différente et s’accueillera face au regard de l’amour d’un autre. L’émotion gravée aura sans aucun doute son ancre attachée au mouvement de l’océan, vous oserez naviguer dans le soubresaut des larmes et sourires sans ne plus jamais laisser la solitude combattre seule ou vous laisser sombrer dans le fond des eaux. Les pleurs, notre âme transparente et intime qui trouve un chemin vers l’offrande de nous -même. Notre âme transparente vers la douceur d’un geste d’amour qu’on appelle dans ces moments de profonde résilience où le corps lâche, où le corps dit que tout peut s’écouler simplement de soi sans rien attendre, juste peut-être une main: la nôtre ou la sienne pour nous caresser et permettre à notre âme transparente de vivre dans la douceur. Lorsque la main fait mal, soufflez dessus, lorsque la bouche est blessée et ne peut plus parler au monde, alors laissez couler les larmes et appelez la main pour vous caresser la joue et regardez votre âme transparente vivre. Nelly
L’oubli et l’amour deux mots entrelacés qui dévoilent le désir dans ce corps de femme. Je chuchote les souffrances de mon corps. Je dis à voix basse ce que je n’aime pas te dire. Aujourd’hui, je change et j’ose dévoiler ce que tu as aimé de moi et ce que tu désireras de moi. J’aime être dans l’oubli de ta mémoire car ainsi tu viendras toujours me revoir et je jouerai de ton absence passagère pour un peu plus de présence à moi. Le corps d’une femme Lorsqu’on est une femme, il y a cette fatigabilité à notre corps qui voudrait bien rester un peu plus endormi et juste ce qu’il faut de mouvement, de courbe pour danser dans le silence de ton regard. L’amour est une naissance qui meurt à chaque fois. C’est un oubli de soi, c’est une découverte à chaque fois. L’oubli et l’amour est une rencontre sensuelle mais c’est aussi une séparation de l’âme et du corps. Les rencontres de l’amour S’aimer sans raisons et revenir à l’oubli quand on se sépare, quand on se retrouve. J’ose me montrer à toi dans ma nonchalance, j’ose regarder cette femme sur cette photo et deviner que tu as déjà oublié l’essentiel de son âme, de son corps pour la laisser partir vers d’autres oublis de la vie. L’amour est un oubli. L’oubli est un amour et il faudrait toujours naviguer dans ce drôle de voyage pour oser être nue, pour oser se montrer à moitié joueur, à moitié honnête et laisser le corps prendre la place de l’âme devant les yeux de la vie. L’amour est l’oubli, c’est comme un duo qui dirait que j’ai cessé de m’aimer quand tu as commencé à m’aimer, qui dirait que j’ai cessé de t’aimer quand tu m’as aimé, qui dirait que l’amour est juste un sens à la vie et non une direction. Cet amour suppose l’oubli de soi tout simplement. L’oubli ou la liberté de soi dans l’amour Se laisser glisser sur ce fauteuil et deviner que je peux regarder ailleurs en oubliant le vertige sous mes pieds, en évitant une nouvelle fois ce contrôle sur ma vie. J’aime la sensation d’un frisson emporté qui me pousserait dans la vague sous mes pieds, dans la courbe de mes hanches, dans l’ondulation de mon corps que tu sauras toucher délicatement de tes yeux puis de tes mains. L’oubli ou la liberté de soi dans l’amour est une quête que j’aimerais tant vivre et revivre avec toi. Dans l’amour et l’oubli on pourrait se fondre ensemble telles de parfaites courbes invisibles à la vie. Tel un rêve qu’on ne saurait oublier. Ce rêve de l’amour, ce rêve que tu as parfois vécu en me regardant ainsi. On a beau dire que l’amour s’oublie aussi vite qu’il a parfois commencé sur le fauteuil mais il a déjà la forme du nouvel amour plus fort qui lui ne s’oubliera pas un instant. CET AMOUR OUBLIÉ, CET AMOUR PRÉSENT QUI RESTE DANS LE FANTÔME QUE JE SUIS DEVANT TOI, DANS LE FLOT DE TON PASSÉ ET DU MIEN QUE NOUS ARRIVERONS PEUT-ÊTRE SI TOUT VA BIEN À EMBRASSER ENSEMBLE. Je me lèverai alors de ce fauteuil et je me tiendrai debout devant toi plus droite ou courbée que jamais mais je t’inviterai à tout oublier pour m’aimer une nouvelle fois différemment. Je serai l’amour oublié, je serai l’oubli de l’amour. Mais je regarderai ce corps qui fut le sien ou le mien comme pour tant d’autres femmes. A lire : La femme résiliente Crédit photo: Steff MontanaModèle anonyme.
J’ai compris qu’il ne fallait rien attendre de l’amour. Partir pour ne plus se retourner, pour ne plus revenir en arrière. Partir pour mieux s’aimer et c’est alors que j’ai écrit. Comprendre ce qu’est l’amour au fond de soi, pour comprendre qui je suis enfin. Je te laisse pour vivre. Je te laisse pour écrire ma vivre. J’ai osé écrire dans ma vie. L’amour dans tout ça J’ai compris qu’il ne fallait rien attendre de l’amour car il est un mouvement vivant constant qui vous échappe et vous emmène loin dans le flot de vos émotions. Il faut écrire et écrire encore pour savoir ce que nous avons au plus profond de soi. Être dans l’écriture expressive, être et dire sa parole intérieure en déposant ses mots sur ses maux. J’ai appris aussi que l’amour n’est pas un guide pour soi. Il n’est pas celui qui vous fera vous lever le matin, ou vous prendra la main pour prendre vos décisions. Mais il pourra être votre compagnon tel un frère ou une sœur, tel un amant, une amoureuse qui vous soutiendra comme il peut. L’amour est un sens de la vie, il est une compréhension de celle-ci. Ça vient vous frôler le cœur au début, puis vous faire vibrer et enfin vous mettre à nu quand vous êtes prêts. Alors oui parfois vous partirez d’une histoire d’amour car vous sentirez que vous n’êtes plus au bon endroit car il ne faut rien attendre de l’amour. Et dans ce cas, il faut écrire, oui écrire ce qui fut, ce qui ne sera jamais et surtout ce qui est aujourd’hui pour savoir, pour toucher le fond de son coeur et les pleurs de son corps. Je te laisse pour trouver mon âme. Cela viendra troubler tout d’abord toutes les raisons imaginables et créées pour se donner une conscience à la séparation. Vous dîtes que c’est lui ou elle la raison à tout de vous mais lorsque vous écrivez, vous vous rendez compte qu’au travers l’écriture thérapie, vous avez tant de choses à comprendre et à guérir. A lire : Ecrire, une thérapie? Mais quand vous accepterez de trouver le cœur de votre âme alors vous comprendrez que la séparation est une chance pour vous, elle vient de nouveau ouvrir votre horizon et si vous allez plus loin, vous irez vers le soleil de votre amour sans en vouloir à l’autre ou à vous-même. Trouver l’amour Et peut-être alors que vous vous connecterez à quelqu’un qui sera au même endroit que vous. Quelqu’un qui vous assemble, vous unit à une âme soeur. Cet endroit, cet espace, cet au-delà où ensemble vous entrerez dans le creux de la vague, ensemble vous prendrez le risque de vous noyer en ayant la force de remonter. Aimer, c’est se comprendre ensemble ce n’est pas imaginer que la rencontre amoureuse va tout résoudre. Je te laisse alors ancienne histoire pour vivre mon espace d’amour. Et puis un jour, c’est un autre amour, une autre relation vibrante qui vient vous frôler, qui vient vous aimer. J’ai revu l’amour de mes yeux nouveaux après avoir laissé partir ce qui devait être. Mes hontes, mes jugements sont tous venus face à lui, face à mon nouveau partenaire de vie. Mon miroir s’est cassé maintes et maintes fois. Et il a fait pareil. Il a osé écrire sa vie avec moi. Il a pleuré, il a ri, il a détesté, il a rêvé et nous avons appris à nous aimer, à tomber dans ce qu’on appelle l’amour. L’amour ça se comprend, ça ne se rencontre pas. Il ne faut rien attendre de l’amour. Mais vous pouvez l’écrire c’est sûr. Nelly